Les Montréalais, intolérants au bruit?

La salle où se tient l’événement est dans un secteur résidentiel. Passé 23 h, les voisins deviennent irrités. Un résident porte plainte au Service de police de Montréal pour la musique forte. Un policier débarque, et fait baisser le volume de moitié.

Au cours de ma carrière en événementiel, j’ai subi à maintes reprises ce scénario.

Là où ça m’embête, c’est lorsqu’on parle de salles comme le Stade Uniprix. Des condos ont été construits juste à côté. Comment peut-on acheter un condo à côté d’un stade et imaginer que c’est tranquille? De plus, on s’entend que des événements, au Stade Uniprix, il n’y en a pas toutes les semaines.

Même chose pour le Cirque Eloize. Des condos se sont érigés autour de cette salle. Suite aux plaintes des résidants, il n’est plus possible de mettre de la musique après 23 h. Très pratique pour les partys de Noël!!! Le Cirque doit donc produire des événements de type 18 à 22 h. Mais je le répète : tous ces gens ont acheté en sachant très bien qu’il y avait une salle à côté!

Je vous parle de bruit car c’est un sujet à la mode ces temps-ci. Au printemps dernier, j’étais tombée sur cet article au sujet de l’intolérance des citoyens montréalais envers la chose. Et cet été, un nouveau règlement contre le bruit, le « projet NOISE », a vu le jour. Voir cet article pour plus de détails. Depuis, les tribunes ne font que parler de ce sujet. Ça fait beaucoup réagir. Mon ami Paul Gilbert, qui gravite depuis toujours dans le monde culturel, a lui aussi réagi sur son blogue. Je suis pas mal d’accord avec lui. Et vous, qu’en pensez-vous? Y a-t-il plus de bruit, ou tout simplement plus de plaintes liées au bruit? Plus d’intolérance?

Et pour ceux et celles que ça intéresse, il existe un groupe Facebook POUR la tolérance du BRUIT sur le Plateau à Montréal.

2 responses to “Les Montréalais, intolérants au bruit?

  1. Peut-être. Le bruit constant des grandes villes use nos nerfs, sournoisement. En tout cas, la Montréalaise à Paris que je suis a beaucoup de mal à s’adapter au bruit, qu’il soit constant, incessant, personnage principal de la ville ou ponctuel, insouciant, personnage principal de la rue ou des quelques mètres carrés qui forment la cour intérieure. Mais oui, Montréal ou Paris, après 23h-minuit, j’aime bien qu’on baisse le volume (sans nécessairement lui fermer le clapet) et qu’on me laisse dormir ou, à défaut, vivre mon insomnie au calme.

  2. Quand je travaillais pour l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, j’ai déjà reçu une plainte de quelqu’un qui trouvait que les cloches de l’église sonnaient trop.

    Je lui simplement expliqué que l’église était arrivée avant lui 😉

    MS

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