Portrait de gestionnaire de communauté : Bianka Bernier

Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante. Mais depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. Car « poster » sur Facebook et Twitter, ce n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire. En effet, derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général. Lire cet article pour mieux comprendre.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que je suis tous les jours.

Cette semaine, je vous présente Bianka Bernier. J’ai d’abord commencé à suivre le compte Twitter du Quartier des spectacles que je trouve très dynamique et par la suite j’ai fais la rencontre de Bianca via @mariepbouchard. A vous de faire sa connaissance.

 

Année de création de ton compte Twitter et Facebook perso?

Facebook : 2007
Twitter : 2007

Pour quel compte/marque es-tu gestionnaire de communauté?

C’est moi qui gère le Twitter, le Facebook, le Flickr, le YouTube ainsi que le site Internet du Quartier des spectacles.

En quoi as-tu étudié?

J’ai un Bacc en sciences de la communication à l’Université de Montréal et un DEC en Littérature, théâtre et technologies.

Cela fait combien d’années que tu occupes le poste de gestionnaire de communauté?

Ça fait un peu plus d’un an que je suis chargée des communications web au Partenariat du Quartier des spectacles.

Comment as-tu commencé?

Je travaillais dans une petite agence de relations publiques, la défunte Faction communication. J’y faisais un stage en rédaction, qui s’est rapidement converti lorsque mon patron s’est aperçu que j’avais une aisance avec le web et les médias sociaux. En 2008, on a été parmi les premiers à inviter des blogueurs aux premières de spectacles dont on avait la responsabilité.

Quelle est la qualité principale d’un gestionnaire de communauté?

L’empathie

Décris ta job en 140 caractères?

Écouter. Surveiller. Comprendre. Lire. Partager. Susciter des discussions. Représenter. Créer. S’intéresser à l’autre. Négocier.  Analyser.

Quel est ton meilleur coup, dont tu es fière? Stratégie, etc.

Je suis de celles qui croient aux bénéfices des relations à long terme. Pour moi, ça me procure beaucoup plus de fierté qu’un stunt qui a bien marché. Donc je suis particulièrement fière d’avoir réussi à donner une voix et à humaniser un des projets politique et culturel les plus complexes en ce moment à Montréal. Et de voir des liens de confiance qui s’établissent avec des gens qui, avant, étaient hyper réticents et critiques face au projet.

Quelle est la pire erreur que tu as faite comme gestionnaire?

En mettre trop sur mon bureau. Il y a un moment où tu te rends compte que tu ne peux pas tout faire tout de suite et que tu dois avaler les bouchées une à la fois. Et que tes idées, aussi bonnes qu’elles soient, vont se noyer si tu ne prends pas le temps de préparer efficacement le terrain.

Quelle est la première chose que tu consultes en commençant ta journée? Twitter, Facebook, emails, autres ?

C’est définitivement mon courriel. Viens ensuite Twitter et Facebbok.

Quel outil est ton préféré Facebook, twitter, youtube, thumblr ?

Sur Twitter, j’aime ManageFlitter pour gérer les Followers, Trendsmap et Klout pour prouver que je peux faire du bon boulot et bien sûr Hootsuite, le dashboad qui me permet de gérer mes flux en un coup d’œil et de programmer quelques tweets à l’avance (même si je sais qu’il ne faut pas en abuser). Pour Facebook, j’aime la liste des applications d’Involver qui sont super belles et pratiques.

Comme les médias sociaux évoluent vite, comment te gardes-tu à jour, que consultes-tu comme site?

Je lis religieusement les liens partagés sur la page Facebook de YUL Contenu. Sinon, j’aime bien Six pixels of separation, le blogue Brian Solis, celui de Sylvain Carle, le blogue MediasSociaux.fr, Mashable. Et je retourne souvent lire mes livres de référence de base en communication comme Diffusion des innovations d’Everett Rogers.

Quel est le plus grand défi pour ta marque ?

De se faire connaître autrement que par ses travaux interminables 😉

Étant donné que tu dois faire connaître plusieurs événements culturels dans l’année comment y arrives-tu, spécialement lorsqu’il y en a plusieurs en même temps?

Il y a plus d’une quarantaine de festivals et événements durant l’année sur le territoire du Quartier des spectacles. Sur ce lot, quelques une sont initiés par le Partenariat du quartier des spectacles, comme ça a été le cas des 21 balançoires ou au printemps dernier. Il y a en tout trois moments forts dans l’année (la saison hivernale, l’été et la rentrée culturelle) où je dois être en mode événementiel pour trouver des stratégies et des tactiques pour faire vivre le pouls du Quartier en temps réel.

Quand on a fait la Fête de Montréal le 17 mai dernier, j’ai lancé une invitation pour pour dénicher une « brigade Twitter » qui parcourraient le territoire pourcapter en temps réel les 300 performances artistiques spontanées et les identifier avec le hashtap #fetemtl. Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel. Le résultat : on pouvait suivre et découvrir une foule d’artistes au moment où ils se produisaient dans les rues de Montréal. C’est avec des moments le fun comme ça que je suis fière de travailler pour une marque à saveur événementielle.

Es-tu Iphone, Blackberry ou Android?

Iphone

Question #jeudiconfession : Quelle compte Twitter ou Page FB suis-tu et que tu serais gênée de le dire?

Je dirais @dIX30 la journée où ils se décideront à tweeter pour vrai 😉

Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, ça serait laquelle ?

Autant je ne pourrais pas me passer de la vie culturelle montréalaise, autant je rêve parfois à un retour à une vie rurale.  Je suis aussi particulièrement sensible aux enjeux de développement durable et je me suis donné comme mission de redonner ses lettres de noblesse à l’agriculture. Donc je suis certaine qu’être gestionnaire des médias sociaux pour un organisme comme Équiterre ou une association agricole serait très stimulant!

À quoi ressemble ta journée ?

Rarement à la même chose! Je fais autant du développement, de la planification stratégique, de la planification de contenus, de l’animation de réseaux sociaux que de l’analyse d’indicateurs de performances. Ah oui, et il y a une foule d’autres tâches connexes qui viennent pimenter mes journées aussi !

Comment vois-tu l’avenir de cette profession?

Ça va se spécialiser et s’intégrer aux autres branches de la communication, c’est sûr! On va probablement arrêter de penser les médias sociaux en silo ou comme une bibitte à part et créer ses campagnes en fonction du lien d’interaction souhaité. J’espère que les réseaux sociaux vont influencer les organisations à un point tel que ça va les inciter à revoir complètement leurs façons de faire, leurs cultures organisationnelles et leur donner le goût d’être plus humains et plus intègres.

Anecdotes intéressantes?

Je trouve toujours ça drôle quand je vulgarise le hashtag en disant dièse-quelque-chose #onfaitcequonpeut

Ta plus grande qualité en tant que gestionnaire de communauté, ce qui te caractérise?

Je te dirais mon intelligence émotionnelle qui me permet de décoder rapidement les intentions des gens.

Quel autre gestionnaire de communauté admires-tu?

J’adore le travail passionné de Marion Megglé chez Urbania, je trouve hyper inspirante Rachel Sterne à New York et je n’ai que de bons mots pour les journalistes de RueMasson qui font du community management à leur façon. Et je ne pourrais pas passer sous silence toute la gang de YUL Contenu qui m’inspire depuis le début de notre aventure. C’est une réelle chance de côtoyer des gens si passionnés parce qu’ils font.

% de temps passé sur les médias sociaux lorsque c’est pour ton compte perso ?

Honnêtement, je suis vraiment un cordonnier mal chaussé. Je suis tellement toujours branchée quand je suis en mode boulot, que j’apprécie fermer mes appareils lorsque je rentre à la maison. Mon temps passé sur les médias sociaux à titre personnel est donc intrinsèquement relié à mon temps passé pour mes réseaux professionnels.

Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi?

Bonne question! Probablement quelque chose en lien avec la sensibilisation au développement durable…

Est-ce que tes amis et familles comprennent ce que tu fais ou tu es celle qui passe sa journée sur FB et Twitter ?

Mes amis comprennent très bien. Et j’essaie de vulgariser de mon mieux à ma famille pour expliquer ce que je fais de mes journées 😉

Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire faire cela comme métier ?

Les réseaux sociaux, c’est un contenant. Ça ne sert à rien s’il n’a pas de contenus dedans. Et une formation en médias sociaux, eh bien ça n’existe pas. Ce qu’il faut pour être un bon gestionnaire de communautés, c’est d’aller se chercher une expérience complémentaire soit en informatique, en sociologie, en animation culturelle, en marketing, en communications… Bref, il faut s’assurer de ne pas être un gros contenant vide.

Et surtout, l’important, d’avoir les deux mains dedans. On ne peut pas faire l’animation de communautés si on ne la connaît pas bien. Point final.

 

Pour Suivre Bianca sur les médias sociaux :

Facebook : www.facebook.com/biankab
Twitter : http://twitter.com/Bi_B
Instagram : Bi_B
Blogue : J’ai eu un bout de temps le blogue Les 2 Proprios où mon chum et moi on racontait des anecdotes sur notre plex. Mais j’y ai mis fin il y a presque un an. Je commençais à trouver ça délicat de parler de mes histoires de locataires, même si on faisait super attention de ne pas les nommer ni de montrer de photos qui pouvaient être identifiables. Bref, plus on se surveillait, moins ça devenait intéressant et moins on y prenait plaisir.

 

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