Portrait de gestionnaire de communauté : Melissa Carroll

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Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante. Mais depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. Car “poster” sur Facebook et Twitter, ce n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire. En effet, derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général. Lire cet article pour mieux comprendre.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que je suis tous les jours.

Le portrait de gestionnaire de cette semaine émane de la suggestion d’une de mes followers sur Twitter (@sambukaa) lorsque j’ai posée la question : Quel gestionnaire de communauté aimeriez-vous connaitre? On m’a alors suggéré le compte @SPVM. J’ai trouvé cela intéressant, car je n’avais pas encore tracé de portrait d’un compte d’un organisme public. Et gérer le compte d’un organisme un peu controversé comme celui du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), ça doit venir avec son lot de politique et demander un certain tact. Mais bon. Je trouve que Caroll a trouvé le bon ton et communique très bien avec la communauté, par exemple lors de son intervention en direct lors de l’évacuation d’Occupy Montréal. Alors donc, il me fait grand plaisir de vous présenter Melissa Carroll, une “civile” qui gère le compte du @SPVM.

 À quand date la création de tes comptes Twitter et Facebook?

Traumatisme assuré pour certain… Roulement de tambour… Novembre 2011!

Je n’ai jamais senti le besoin d’avoir une page Facebook personnelle avant d’avoir navigué dans le monde des médias sociaux.  Je voyais cela comme le monde de l’éternel « stalking, des likes et des mises à jour de statuts dans le style “Cuba dans 6 dodos j’ai trop hâte, je capote”. » – citation d’un grand relationniste de chez nous O.L..

J’ai finalement compris que je n’avais pas besoin de tomber dans là-dedans et que je pouvais l’adapter à mon style.

Pour ce qui est de Twitter, après l’avoir découvert pour le travail, j’ai complètement tripé. Ça colle à ma personnalité puisque j’adore échanger de l’information sur divers sujets avec mes amis. Je me suis dit que si je le faisais pour le travail, j’aurais du plaisir à le faire moi-même.

De plus, si je veux continuer à me développer dans les médias sociaux, je crois qu’il est important de naviguer moi-même dans ces eaux.

 En quoi as-tu étudié?

En communication, profil journalisme, à l’Université Laval.

 Depuis combien d’années occupes-tu le poste de gestionnaire de communauté?

Je suis chargée de communication depuis 2004 et gestionnaire de communauté depuis 1 an.

 Pour quel compte/marque es-tu gestionnaire de communauté?

Le Service de police de la Ville de Montréal(SPVM). Je gère le compte Twitter (@SPVM) depuis 1 an. Étant donné que nos communications sur les médias sociaux se passent très bien, nous devrions nous doter d’une page Facebook d’ici peu de temps. Il faut comprendre que, pour l’instant, les médias sociaux n’occupent pas 100% de mon temps. Je dois aussi travailler à d’autres projets de communication.

Le SPVM a aussi une chaîne Youtube et un site Internet (spvm.qc.ca) dont le contenu est géré par plusieurs membres de l’équipe des communications.

 Comment as-tu commencé?

Quelques mois après l’ouverture du compte Twitter en avril 2010, la personne qui l’a créé est partie en congé de maternité. Étant donné que j’avais de l’intérêt pour les médias sociaux, on m’a demandé si je voulais bien m’en occuper. Les premiers jours, j’avais un peu la trouille de « twitter ». Étant donné que je n’avais pas eu de formation particulière, j’avais peur de commettre des erreurs, des impairs ou autres. J’ai décidé de plonger tête première et de me faire confiance. J’ai lu sur le sujet, je me suis informée à gauche et à droite et j’ai suivi mes instincts. Je vis, depuis, une belle relation avec Twitter. The best is yet to come!

 Quelle est la principale qualité d’un gestionnaire de communauté?

Juste une?!? La rebelle en moi va en donner trois : créativité, grande capacité d’adaptation et humanité.

 Décris ta job en 140 caractères

Participer au rayonnement des valeurs et de la mission du SPVM en écoutant, en informant et en échangeant avec les gens.

 Quel est ton meilleur coup? Celui dont tu es fière? Stratégie, etc.

Quelques fiertés :

  • Avoir réussi à donner de la personnalité et une approche humaine au compte Twitter du SPVM.
  • D’avoir développé de nouvelles techniques et stratégies pour rendre le compte plus actif et interactif. Entre autres, en instaurant les « tweets » en direct lors d’événements importants, par exemple des manifestations, les séries éliminatoires de hockey ou encore, tout récemment, Occupons Montréal. Les gens apprécient énormément de recevoir rapidement et en direct les informations pertinentes sur ce qui se passe sur le terrain. Nous avons eu beaucoup de commentaires positifs.
  • Très fière aussi d’avoir reçu de la rétroaction positive de la part d’abonnés et de gens reconnus dans le domaine. Ça m’a donné le goût de m’impliquer et de développer davantage.

Quelle est la pire erreur que tu as commise comme gestionnaire?

Pendant une manifestation, je « tweetais » en direct. Un policier m’a transmis de l’information que je voulais diffuser. J’ai pris mes notes à même notre compte Twitter et avant de pouvoir revérifier mon message pour le rendre plus cohérent, je l’ai envoyé à tous nos abonnés. Il manquait des mots, il y avait des erreurs, c’était incompréhensible. Je m’en suis rendu compte aussitôt et je l’ai effacé rapidement. Impact quasi nul.

Quelle est la première chose que tu consultes en commençant ta journée? Twitter, Facebook, emails, autres?

Mon Tweetdeck et la revue de presse pour voir l’ensemble de ce qui est dit et diffusé à propos du SPVM. Cela va souvent déterminer le cours de ma journée.

Quel est ton outil préféré? Facebook, Twitter, YouTube, HootSuite, thumblr?

Twitter. J’aime l’ouverture, la convivialité et la liberté que l’on y retrouve.

Les médias sociaux évoluent vite. Comment te gardes-tu à jour? Que consultes-tu comme site?

Je suis beaucoup de comptes sur Twitter pour me renseigner, @Guglielminetti, @Ginades, @MichelleBlanc. Il y a aussi les incontournables : mashable.com, socialmediaexaminer.com., Adviso, Cefrio, Huffington Post…

C’est difficile de me garder au courant de tout, mais j’essaie le plus possible.  Je n’ai pas eu le choix d’être autodidacte et ces ressources m’ont beaucoup aidée.

Quel est le plus grand défi pour ta marque?

De démontrer le côté humain du SPVM au-delà des contraventions et des interventions policières. Au SPVM, nous sommes plus de 7200 employés civils et policiers qui s’investissent et qui s’impliquent dans leur communauté, tous les jours. Que ce soit par le biais de projets novateurs, de soutien à la population en matière de sécurité, de l’implication pour appuyer des causes et organismes qui ont un impact sur la qualité de vie des citoyens et bien d’autres. Ce n’est pas toujours facile de représenter un organisme public sur les médias sociaux.

Justement, selon toi, en quoi la gestion de communauté d’un organisme public est-il différent d’une marque?

Il y a surtout des différences dues au fait que le SPVM est une autorité policière. À cause de cela, nous ne pouvons pas faire de marketing dans le sens traditionnel du terme (concours, promotion d’événement, de produits et autres). Il faut trouver des façons créatives pour parler de nous et faire connaître la facette humaine du Service, tout en maintenant la crédibilité du Service, le lien de confiance avec les citoyens et le sentiment de sécurité de la population. Il n’y a pas de place à l’erreur puisque tout ce qui est diffusé peut avoir un impact.

Ce qui est encore plus spécial en étant un service de police, c’est qu’à l’intérieur de nos communications, nous devons nous conformer à des paramètres légaux. Entre autres, je ne peux pas diffuser d’informations de nature nominative ou encore, divulguer des éléments de renseignements qui pourraient nuire à une enquête en cours ou à un éventuel procès.

De plus, n’oublions pas qu’au début, certaines personnes au sein du Service, connaissant peu ou mal les médias sociaux, étaient réticentes à s’embarquer dans ceux-ci. On ne comprenait pas trop ce qu’un organisme public pouvait bien retirer de tout cela. Disons que j’ai eu à démontrer la valeur ajoutée de notre présence sur les médias sociaux. J’ai travaillé fort pour développer des stratégies et maintenant, les gens à l’interne comprennent à quoi servent les médias sociaux et ils sont très heureux des résultats positifs obtenus à ce jour.

En étant sur Twitter, le SPVM a voulu donner à la population, un accès direct et humain autre que celui pour les urgences (9-1-1). À nos débuts, les gens étaient soit, curieux de voir ce que l’on faisait sur Twitter ou ils étaient méfiants parce qu’ils croyaient que le compte était là pour faire de la surveillance. Lorsque les gens ont constaté que le SPVM échangeait avec eux, qu’il était à l’écoute de leurs préoccupations et qu’il répondait à leurs questions, un lien de confiance s’est établi avec les abonnés dont le nombre a augmenté de façon exponentielle (mon optimisme me dit que le cap des 10 000 abonnés est à portée de main sous peu  J).

J’essaie le plus possible de répondre aux questions, aux préoccupations et aux demandes des gens. Je crois que ma présence soutenue et mes interactions accrues avec les gens ont contribué à établir ce lien de confiance et à démontrer que nous étions LA source d’information pour tout savoir sur le SPVM.

Le compte a beaucoup évolué depuis sa création et nous avons établi notre crédibilité sur Twitter. J’utilise maintenant le compte pour :

·         Écouter ce que les gens ont à nous dire (cela nous aiguille dans nos communications);

•         Solliciter l’aide du public pour résoudre des crimes;

·         Diffuser des informations pertinentes et d’intérêt sur des opérations policières (en direct pour les événements                 d’importance);

·         Démystifier notre rôle au sein de la communauté en informant le public de nos différents programmes, projets                ou implications;

·         Donner des conseils de prévention;

·         Demander l’aide du public pour retrouver des personnes recherchées ou disparues;

·         Ajuster le tir lorsque de l’information erronée à notre sujet circule;

·         Rappeler des lois et règlements;

·         Faire la promotion d’emplois au sein de l’organisation;

·         Informer de problèmes de circulation routière;

·         Diffuser des photos et des vidéos et beaucoup d’autres choses.

Es-tu plus iPhone, Android ou BlackBerry?

IPhone

Question #jeudiconfession : quels comptes Twitter ou pages FB serais-tu gênée d’avouer suivre?

@PerezHilton. Rien de mieux que des potins de vedettes pour mettre le cerveau à « off ».

Que penses-tu de Google+?

Il s’agit d’un outil supplémentaire qui n’est pas encore tout à fait à point. Mais avec les moyens dont Google dispose, je crois qu’il faut tout de même le considérer.

 Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, quelle serait-elle?

J’y suis déjà. Je tripe complètement et il me reste tant de choses à accomplir. Toutefois, dans un monde où tout est possible, il y aurait toujours Apple ou Chanel qui pourrait attirer mon attention.

 À quoi ressemblent tes journées?

Je me lève, je vérifie Twitter et mes courriels. Si le besoin est, je réponds à quelques messages. Arrivée au bureau vers 9 h – 9 h 15.  J’ouvre mon Tweetdeck (qui est ouvert toute la journée), je consulte mes courriels et je lis la revue de presse. Selon mon horaire de la journée, qui change constamment, je vais rencontrer des collègues concernant les stratégies de communication dans leurs dossiers respectifs, je participe à des réunions, je fais de la vigie médias traditionnels et sociaux sur divers sujets, je travaille sur mes propres dossiers de communication, je rédige, j’organise mon calendrier pour Twitter, je « tweet » et je réponds rapidement aux demandes des abonnés et, comme on dit si bien dans la police, toutes autres tâches connexes.

Quelquefois, en après-midi, il y a une virée au Starbucks Jeanne-Mance/Ste-4 pour un fix de pumpkin spice latté.

 Comment vois-tu l’avenir de la profession?

Dans le monde des organismes publics, nous allons voir de plus en plus la création de poste de gestionnaire de communauté.

En ce qui concerne la profession en général, je crois surtout que les gens vont devoir se spécialiser. Il y aura des équipes de stratégies médias sociaux où chacun aura ses tâches et sa plateforme à gérer.

 Des anecdotes intéressantes? 

Durant les séries éliminatoires de hockey, quelqu’un m’a envoyé un message sur Twitter pour me dire que je devrais aller à cheval au centre-ville pour empêcher les gens de faire du grabuge. Je lui ai répondu qu’il serait très difficile pour moi de « twitter » à cheval et je l’ai assuré qu’il y avait assez d’effectifs sur les lieux. Après avoir envoyé le message, j’ai eu peur de m’être mis les pieds dans les plats.

À ma grande surprise, il y a eu une vague de réactions positives de la part de nos abonnés qui ont apprécié mon sens de l’humour. Mes collègues se sont aussi bien marrés.

Même la personne qui m’a envoyé le message initial m’a réécrit pour me féliciter de ma répartie. Je ne croyais pas que ça aurait un tel effet.

Ta plus grande qualité en tant que gestionnaire de communauté?

Ma capacité d’adaptation et d’improvisation.

 Quel autre gestionnaire de communauté admires-tu? 

Je suis énormément de comptes pour diverses raisons, que ce soit pour me garder à jour, suivre les tendances, me faire rire ou autres.  Parmi ceux qui retiennent mon attention, il y a  @RueMasson, j’ai aussi découvert le compte de @McD_Canada récemment et j’ai été surprise. J’aime le style qui est utilisé ça me rejoint.

 

 Quel pourcentage de ton temps sur les médias sociaux consacres-tu à ton compte perso?

Étant donné que j’en suis à mes débuts pour mes comptes personnels, je n’en suis qu’à environ 10%. J’espère me faire des nouveaux contacts pour me permettre de partager encore plus sur ces plateformes.

 Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi?

Je suis convaincue que j’exercerais quand même des fonctions de communications.

 Est-ce que tes amis et ta famille comprennent ce que tu fais, ou es-tu celle qui passe sa journée sur FB et Twitter?

Les gens qui m’entourent sont pour la plupart intéressés et curieux par rapport à cet aspect de mon travail. Ils ne saisissent pas tous les paramètres, mais je crois que je vulgarise assez bien pour qu’ils comprennent les bases. Les médias sociaux sont un aspect de la communication qui gagne en popularité, les gens en savent de plus en plus à ce sujet.

 Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire faire cela comme métier?

Si t’as le goût, lance-toi à fond la caisse :

  • N’aie pas peur de poser des questions.
  • La formation continue, c’est vraiment le moyen de se garder à jour.
  • Connais ta marque à fond.
  • Trouve-toi un mentor qui peut t’aider et te guider dans cette aventure. Je cherche toujours le mien… Y a-t-il quelqu’un de disponible? J

 

Pour suivre Melissa Carroll

Facebook : facebook.com/MelCMtl
Twitter : @MelC_Mtl

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Autres portraits de gestionnaires :

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Lecture

What does it take to be a social media strategist?
Les médias sociaux comme métier
5 phrases à ne pas dire a un community manager
10 qualities of a successful Social media manager
L’emploi du temps d’un community manager
Community managers : entre clichés et méconnaissance  

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Portrait de carrière en événementiel : Dick Walsh

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Dick Walsh œuvre dans le domaine de l’événementiel depuis plusieurs années, et ce, un peu partout dans le monde. On lui doit l’orchestration d’évènements mémorables tels que le Bal de la Jonquille de la Société canadienne du cancer, le Bal annuel de l’Orchestre symphonique de Montréal, ceux du Musée d’art contemporain de Montréal et du Musée Guggenheim à New York, le fameux mariage marocain de Céline Dion avec le chameau et le 125e anniversaire du Musée des Beaux-arts à Ottawa. Dick Walsh a également collaboré à des projets prestigieux, dont la conception d’évènements pour les hôtels d’Ian Schrager, à travers le monde. Le couturier Jean-Paul Gaultier lui a confié la mise en scène d’un de ses défilés. Plus récemment, Dick Walsh a ébloui les gens par son ingéniosité lors du défilé de fermeture de Sensation Mode. Nous vous invitons donc à le découvrir ou en apprendre un peu plus sur lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En quoi avez-vous étudié?

J’ai commencé très jeunes, dès l’âge de vingt ans. J’étais responsable de la présentation visuelle des vitrines de chez Eaton rue Ste Catherine a Montréal. Par la suite, tout en travaillant j’ai pris plusieurs cours en autre au FIT à New York ainsi qu’à Parson school of design a New York.

Depuis combien d’années organisez-vous des événements?

OMG a life time. Dès  mon premier emploi chez Eaton,  j’ai compris que l’événementiel  ferait partis de ma vie.

 

Est-ce que vous vous considérez plus un Directeur artistique ou organisateur d’événement?

Je fais ce que j’appelle de la circulation visuelle. Un  «WOW» factor en entrant et tout le reste….


Comment avez-vous commencé à organiser des événements?

J’ai commencé par organiser des défilés de mode à Montréal sous la tutelle de Iona Monahan. À l’époque, l’industrie de la fourrure était florissante et les défilés étaient à grand déploiement.

Quelles sont les qualités essentielles pour être organisateur d’événement?

Visionnaire, patience, courtoisie, vigilance, curieux, social, à l’écoute et surtout un sens très mathématique de tout.

Quel est l’événement le plus «flyé» que vous ayez organisé?

Plusieurs, en autre tous les partys d’Halloween avec Susanne Bartsch à New York et Miami.

Vous avez organisé le mariage de Céline Dion et René Angelil. Comment est-ce arrivé?

Mia Dumont, collaboratrice du couple m’a téléphonée. Je n’avais jamais fait de mariage avant (depuis j’en ai fait beaucoup) Elle m’a demandée de faire tout le décor de l’hôtel 4 saisons au grand complet ainsi que la Basilique Notre Dame. C’était tout un défi à un mois avant le mariage.

 

Nommez quelques événements que vous avez réalisés ?

Cette saison,  j’ai fait l’inauguration de la nouvelle salle de l’orchestre symphonique à Montréal. Le bal annuel du musée d’Art contemporain à Montréal. Le défilé printemps/été 2012 de Denis GagnonUn nouveau spectacle pour la tournée mondiale du Crazy Horse a Paris. Je débute l’organisation du  20ieme  anniversaire du BuonaNotte qui aura lieu le 19 janvier 2012.

Défilé Jaguar durant le Festival Mode et Design

Défilé de Denis Gagnon chez Birks

Quel est l’événement dont vous êtes le plus fier?

Le nouveau spectacle pour la tournée mondiale du Crazy Horse à Paris.

Quel est votre meilleur coup? Une idée, une animation, une déco?

Pour le bal de la Jonquille il y a quelques années une soirée James Bond très bien réussie avec hélicoptère et Golden girl.


Quelle est votre pire gaffe en événement?

Avoir essayé de mettre un yatch dans la piscine du Delano hôtel à Miami pour les célébrations du nouvel an.

Vous faites beaucoup d’événements reliés à des levées de fonds. En quoi est-ce différent ?

Je traite tous mes événements de la même façon, c’est à dire avec conviction et vision pour que le résultat soit impressionnant.

Bal du Musée d'Art Contemporain

Vous faites des mariages aussi, aimez-vous cela?

Les mariages sont une tout autre histoire! En général ils sont (les clients) moins habitués a l’événementiel et cela prend plus de temps pour convaincre et réaliser.

Avez-vous déjà enseigné?

Il y a très longtemps j’enseignais au Collège Marie Victorin : «Comment organiser un défilé». Je fais des conférences à l’occasion.

Où puisez-vous votre Inspiration?

Dans la rue, les livres, le jour, la nuit, les amis,le film, la nature….

Un autre organisateur qui vous inspire ?

J’aimais beaucoup Robert Isabel [décède] et Preston Bailey.

Quel est votre dernière découverte ou truc que vous aimez utiliser?

Dernièrement, je m’inspire des années 20 et j’adore utiliser les ampoules de fête foraine.

Un fait cocasse vécu sur un événement ?

Je suis tombe en bas du runway en disant bonjour à Jean-Paul Gauthier.

 D’après vous, quel est l’avenir de cette industrie?

Il  y aura toujours de la place pour la magie visuelle.

Quelle est votre opinion sur l’utilisation des médias sociaux en événement?

C’est l’outil actuel, surtout pour le PR.

 

Pour plus d’info voir le site de Dick Walsh

Profitez-en pour aller voir sa collection à la Galerie Le Royer

 

 

 

Rachel St-Amand @Rachelstamand


Portrait de gestionnaire de communauté : Élisabeth de Niverville

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Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante. Mais depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. Car “poster” sur Facebook et Twitter, ce n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire. En effet, derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général. Lire cet article pour mieux comprendre.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que je suis tous les jours.

Cette semaine une gestionnaire en événement de grande envergure assez occupée à l’année pour le groupe Spectra avec le Festival de Jazz, les Francofolies et le Festival Montréal en lumière. Découvrez Elizabeth de Niverville.

crédit photo Karla Orbegozo

 

Année de création de ton  compte Twitter et Facebook?

 Facebook en 2007
Twitter en 2009

 En quoi as tu étudié ?

J’ai un baccalauréat en littératures de langue française et je viens de débuter ma maîtrise dans ce domaine.

 Cela fait combien d’années que tu occupes le poste de gestionnaire de communauté ?

J’ai d’abord commencé aux éditions de la courte échelle en tant que stagiaire à la fin de 2009, donc cela fait deux ans que je suis gestionnaire de communauté.

 Comment as tu commencé ?

En postulant pour un stage d’adjointe aux communications et aux réseaux sociaux à La courte échelle, dans le cadre d’un cours sur l’édition.

 Pour quel compte/marque  es-tu gestionnaire de communauté en ce moment?

Je suis présentement gestionnaire de communauté chez L’Équipe Spectra. Je gère les médias sociaux du Festival International de Jazz de Montréal, du Métropolis et des FrancoFolies. Je donne parfois un coup de main à mes collègues qui gèrent la présence web de Spectra Musique et de Montréal en Lumière.

Pour le Festival International de Jazz de Montréal

Facebook :
Français : www.facebook.com/festival.jazz.montreal
Anglais : www.facebook.com/montrealjazzfest
Blues: www.facebook.com/BluesAuFestival

Les comptes Twitter suivant :

Français : @FestivalJazzMtl
Anglais: @MtlJazzFestival

Le compte Youtube: Youtube.com/montjazzfest

Le compte Myspace : Myspace.com/mtl_internationaljazzfest

Les FrancoFolies de Montréal

Facebook: www.facebook.com/FrancoFolies.de.Montreal
Twitter: @FrancoFoliesMtl
Youtube: youtube.com/francofolies
Myspace : myspace.com/francofoliesmtl

MONTRÉAL EN LUMIÈRE

Facebook: www.facebook.com/Montrealenlumiere
Nuit Blanche à Montréal : www.facebook.com/nuitblancheamontreal
Youtube : youtube.com/montlumiere
Myspace : myspace.com/montrealenlumiere
Twitter : @MTLenLumiere

Métropolis de Montréal

Facebook : www.facebook.com/MetropolisdeMontreal
Twitter : @Mtl_Metropolis

L’Astral

Facebook: www.facebook.com/sallelastral

Agence Spectra | Spectra Musique

Facebook: www.facebook.com/Agence.Spectra.Musique

Quelle est la qualité principale d’un gestionnaire de communauté ?

La capacité d’improvisation : il faut savoir trouver le mot juste en quelques secondes, parce que les discussions déboulent très vite sur Twitter et Facebook.

 Décris ta job en 140 caractères ?

Rassembler une communauté autour de la fièvre des festivals, prendre le pouls des festivaliers et parler musique avec eux.

 Quel est ton meilleur coup, dont tu es fière ? 

Le spectacle de Marjo aux FrancoFolies a été entouré d’une grande effervescence sur Twitter et Facebook. J’ai eu l’impression de démarrer une très intense conversation de groupe, qui avait lieu entre des gens que je ne soupçonnais pas d’aimer autant une artiste parfois étiquetée comme «matante». Comme il s’agissait du premier spectacle des Francos 2011, j’étais fière d’avoir donné un bon coup d’envoi.

 Quelle est la pire erreur que tu aies commise en tant que gestionnaire?  

Cet été, durant les FrancoFolies, j’ai rediffusé par inadvertance une mise à jour Twitter d’un autre utilisateur en y ajoutant le mot-clic du mauvais spectacle. Bref, j’ai attribué les mots de Gerry Boulet à Sunny Duval, ou vice versa. Cependant, étant donné la pléthore de tweets générés durant les Francos, cette erreur est presque passée inaperçue.

En quoi travailler pour un Festival ou événement te demande en plus qu’un gestionnaire de marque ?

Quand le festival est en cours, je dois constamment être en déplacement d’une scène à l’autre, et être disponible par courriel et sur les réseaux sociaux presque 24h par jour. Si une question est posée sur les réseaux sociaux à 23h concernant un concert qui a lieu à minuit, il faut pouvoir y répondre, même si on travaille depuis le matin. Durant les festivals, je reste à chaque scène un maximum de 20 minutes, car je veux couvrir le plus de spectacles possibles. Je trimballe un iPad connecté sur un réseau 3G et je marche toute la journée. Les festivals sont de longs marathons pour l’Équipe, mais on s’amuse alors ça se passe bien! Je n’ai pas à me plaindre, durant les festivals, il est dans mon mandat d’assister au plus de shows possibles, alors je découvre des artistes et je profite de l’été.

 Travailles-tu seule durant les Festivals?

En période de festivals, nous sommes deux animateurs de communauté.

Quelle est ton horaire durant les Festivals?

Je rentre au bureau vers 9h, je téléverse les vidéos et les photos de la veille sur Facebook et Youtube. Je pars ensuite sur la Place des Festivals à recherche d’images à publier comme avant-goûts des événements du soir : performances de rue, tests de son, parades, prestations. Vers 17h, les spectacles extérieurs commencent, alors je sillonne les scènes afin de transmettre l’atmosphère du festival via les réseaux sociaux, annoncer les changements de dernière minute, les concerts qui sont sur le point de débuter,  etc.

 Comment fais tu pour partager toutes les infos en continues durant les Festivals? Es-tu en lien avec la personne au communication etc?

Chez L’Équipe Spectra, certains employés sont désignés en tant que personnes-ressources, ils reçoivent tous les messages envoyés à des adresses courriel crées spécifiquement pour répondre aux questions générales concernant le festival. Ce sont eux qui effectueront les recherches afin de diffuser l’information la plus à exacte aux employés et aux festivaliers. De plus, lorsqu’une question délicate m’est posée, je communique avec les relations de presse pour connaître la réponse officielle du festival. Je reçois également les rapports de vente des billetteries, afin de savoir quels concerts sont complets et quels autres ont besoin d’être mis de l’avant sur nos réseaux.

 Quelle  est la première chose que tu consultes en commençant ta journée ? Twitter, Facebook, emails, autres ?

Je visite d’abord le site mobile de Météo Media pour savoir si la température sera assez clémente pour que je me déplace en vélo. Ensuite, je consulte Facebook et mes courriels.

 Quel outil est ton préféré Facebook, Twitter, Youtube, Tumblr?

J’ai un penchant pour les outils de gestion de blogues, comme WordPress ou Tumblr, qui englobent aisément un grand nombre des possibilités communicationnelles du web.

 Comme les médias sociaux évoluent vite, comment te gardes-tu à jour, que consultes-tu comme sites ?

J’aime bien ReadWriteWeb. Le site Mashable est aussi un incontournable. Du côté du web québécois, je suis de près Descary.com ainsi que le blogue de Guillaume Déziel, le gérant de Misteur Valaire.

 Quel est le plus grand défi pour ta marque ?

Je considère que le plus grand défi de ma marque est de se démarquer en tant que festival dans une ville comme Montréal, dont la marque de commerce est précisément son abondance en festivals.

 Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, ca serait laquelle ?

J’avoue être un peu envieuse de l’emploi du temps du Vacancier Transat, qui fait le tour du monde dans le cadre de son mandat de blogueur pour Air Transat.

 A quoi ressemble ta journée ?

En début de journée, je travaille dans les bureaux de L’Équipe Spectra et en fin d’après-midi, je pars vers l’université pour mes séminaires de maîtrise. Au cours de la journée, mes préoccupations oscillent donc entre Facebook, Twitter et… Chrétien de Troyes. Il en résulte que mes semaines sont assez hétéroclites.

 Comment vois-tu l’avenir de cette profession ? 

Je pense que la fonction de gestionnaire de communauté va tendre à être segmentée entre les volets stratégique et pratique. Avec le temps, les budgets alloués à ce type de campagnes publicitaires vont tendre à augmenter. De ce fait, les personnes engagées pour ces emplois auront des tâches plus spécialisées, et mieux intégrées dans la stratégie globale des entreprises.

 Anecdotes intéressantes ? 

Cet été, durant les Francos, repérer Stromae dans le public des scènes extérieures est devenu un petit jeu pour la communauté web. Bien qu’écoutant des concerts de manière incognito, il est si grand qu’il est aisément trouvable. Une sorte de « Où est Charlie? » impromptu s’est organisé sur les réseaux sociaux.

 Ta plus grande qualité en tant que gestionnaire de communauté, ce qui te caractérise?

Je dirais que mon bagage en littérature me confère un souci de bien dire, de bien écrire, que je considère comme un atout.

 Quel autre gestionnaire de communauté admires-tu ? T’influence ?

J’admire ce que Tamy Emma Pépin @tamyemmapepin a accompli avec Tourisme Montréal et dans les divers médias où elle intervient.

 % de temps passé sur les médias sociaux lorsque c’est pour ton compte perso ?

Mon temps sur les réseaux sociaux se segmente ainsi : 30% sur mes comptes personnels et 70% pour le travail.

 Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi ?

Je serais professeure de littérature ou éditrice.

 Est ce que tes amis et famille comprennent ce que tu fais ou tu es celle qui passe sa journée sur Facebook  et Twitter ?

Mes amis comprennent assez bien de quoi relève mon emploi, mais ma famille tend à penser que mon travail est une « job d’été » dont les tâches sont nébuleuses ou inexistantes.

 Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire faire cela comme métier ?

Je recommande à cette personne d’avoir une base en programmation web et une très bonne maîtrise de la langue dans laquelle elle interagit avec la communauté d’une marque.

Es-tu plus iphone, Android ou BlackBerry?

Android

 #jeudiconfession, Quel compte suis-tu et es un peu gênée de l’avouer?

@Smosh : un duo humoristique américain que j’ai découvert quand j’avais 17 ans grâce à cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=UMf40daefsI (sans commentaire) Et je les suis aujourd’hui sur Twitter parce que leurs vidéos provoquent encore chez moi des rires incontrôlables.

Que penses-tu de Google +?

Il s’agit d’une bonne idée qui a vu le jour 5 ans trop tard.

Tes #ff incontournables ?

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Lecture

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L’emploi du temps d’un community manager
Community managers : entre clichés et méconnaissance  

 

 

 

 

 

 

 


Cadeaux de Noël gourmand

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Chaque année le même dilemme revient… Qu’allons-nous acheter comme cadeaux pour nos clients et employés?

 

Il y a quelques années, des fournisseurs m’avaient fait parvenir une carte dans laquelle ils me disaient qu’un don avait été fait pour un organisme X en mon nom… Intéressant.

 

On cherche à offrir quelque chose d’original qui ne passera pas inaperçu où l’on peut refléter sa touche personnelle. Sans tomber dans les clichés des cadeaux corpos ou de l’attirail de cadeaux sans utilités et même si on apprécie toujours une bouteille de vin mais pourquoi ne pas choisir quelque chose de plus personnalisé?

 

Le chef Éric Gonzalez du restaurant l’Auberge Saint-Gabriel, à créé une gourmandise absolument unique et succulente.

 

Crédit photo : Vadim Daniel

 

Cette boule de Noël de dimension traditionnelle est non seulement comestible, remplie d’une onctueuse mousse choco-noisette. Le chef l’a produite en utilisant un procédé de reproduction avec de la poudre d’or et elle est soigneusement décorée. Elle peut également être personnalisée ou BRANDÉE avec le logo de votre compagnie, ou un message personnalisé.

 

 

 

Une suggestion pour un cadeau différent cette année, un vrai délice pour les yeux et la bouche

Pour information ou commande coordination@aubergesurlaroute.com 514-954-1041

 

 PS Le téléphone n’a pas arreté de sonner depuis la publication de ce billet :)

D’autres suggestions:

- Théière Camelia Sinensis

- Gourmandise végétalienne / vivante

-Panier gourmand fait maison

 

 

 

Rachel St-Amand @Rachelstamand


Dernière soirée Apéros Bordeaux

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Le 29 novembre prochain, le Vauvert lounge à l’Hotel St-Paul accueillera la dernière soirée Apéros Bordeaux. Il y aura des vins de Bordeaux à découvrir à 5$, des sommeliers accrédités « Bordeaux » avec qui vous pourrez échanger sur ces vins, du beau monde et de la super bonne musique de DJ Abeille.

Voir le vidéo de la dernière soirée

Pour nous mettre dans le mood,voici des chansons qui ont joué au dernier Apéros Bordeaux :

Coldplay & Rihanna - Princess of China

Sister Nancy - Bam Bam

Matisyahu - King Without a Crown

Jamie xx - Rolling in the Deep (REMIX) ft. Childish Gambino

Destiny’s Child - No, No, No 

 

On vous attend donc en grand nombre pour cette dernière édition.

 

Pour les amis Twitter, le #hashtag à utiliser pour la soirée est #apérosbdx