Portrait de gestionnaire de communauté : Anne-Marie Provost

 

Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante. Mais depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. Car “poster” sur Facebook et Twitter, ce n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire. En effet, derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général. Lire cet article pour mieux comprendre.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que je suis tous les jours.

Étant en période électorale j’ai jugé pertinent de demander à un gestionnaire qui gère le compte d’un parti politique de se prêter au jeu et Anne-Marie Provost du Parti Québec Solidaire a accepté. Merci à Dominic Arpin de me l’avoir fait découvrir. A noter qu’aucun autre parti a répondu à l’appel.

 

À quand date la création de tes comptes personnels Twitter et Facebook?

J’ai me suis inscrite sur Facebook en 2007 (à reculons, à l’époque je chantais – à tort – les louanges de MySpace) et j’ai ouvert mon compte Twitter en 2008.

En quoi as-tu étudié?

En Histoire et civilisation au Cégep du Vieux Montréal et présentement je termine un bac en Science politique à l’UQAM.

Depuis combien d’années occupes-tu le poste de gestionnaire de communauté?

4 ans.

Comment as-tu commencé?

J’ai grandit sur internet à travers les forums et les chat donc j’étais habituée d’être sur des plate-formes plus intéractives. Je me tenais beaucoup sur le forum des cowboys fringants à l’époque, qui était une communauté assez vivante et dynamique. On débattait beaucoup dans la section Politique et société. Anecdote intéressante: le gars derrière Antagosite.net http://www.antagoniste.net/ y était très actif avant de démarrer son blogue!

Pour les élections de 2007 j’ai commencé à m’impliquer dans Québec solidaire et j’allais souvent défendre les idées de QS sur le forum. Ensuite en 2008 le parti cherchait quelqu’un pour gérer internet. Je voulais m’impliquer dans les communications et j’ai choisi d’aider au niveau des réseaux sociaux en me montant une équipe de cyber-militants. À l’époque les partis n’étaient pas très présents sur le web et certaines personnes dans le parti voulaient changer ça. De fait j’ai été immédiatement comme un poisson dans l’eau et pendant toute la campagne j’ai beaucoup lu et discuté avec des blogueurs et twitteux. Je pense ici à Yves Williams, Geneviève Lefebvre, Laurent Maisonnave, Dominique Arpin, Mario Asselin, Michelle Blanc, Sylvain Carle, Michael Carpentier, Philippe Leroux, Caroline Allard, Éric Baillargeon (je ne vais pas tous les nommer)… C’est vraiment eux qui m’ont “formé” et qui ont fait en sorte que je suis compétente dans ce que je fais.

Pour quel compte es-tu gestionnaire de communauté?

Je gère le compte Twitter de Québec Solidaire @QuebecSolidaire ,la page Facebook , le compte Flickr  le compte YouTube et le blogue.

Je touche aussi à la page Facebook de Françoise David et d’Amir Khadir .

Quelle est la principale qualité d’un gestionnaire de communauté?

Deux choses je dirais.

– Être passionnée par son sujet;
– Ne pas avoir une approche mécanique et rigide mais plutôt organique et intuitive (donc humaine) des réseaux sociaux.

Décris ta job en 140 caractères.

Ne pas faire de fautes, être intéressante, blaguer juste au bon moment, ne pas mettre trop de « ! », répondre à tout le monde et faire du spin (Wow ça fait 140 catactères juste)

Quel est ton meilleur coup? Celui dont tu es fière?

J’en nommerai trois.

La campagne de Québec solidaire en 2008, parce que les analystes ont dit quasi-unanimement qu’on était le parti qui comprenait le mieux comment utiliser les réseaux sociaux, qu’on était les plus efficace pour faire passer nos idées et dialoguer.

La gestion du compte Twitter en français du Bateau canadien pour Gaza en 2011 : j’étais en lien avec les gens sur le bateau et je relayais l’information rapidement sur Twitter quand il arrivait des situations (comme le sabotage du bateau). Il y avait beaucoup de rumeurs qui partaient parfois en fou, je devais rapidement donner l’information officielle. Le hashtag du bateau en français était très actif et suivi grâce à mes tweets! En même temps je gérais les contacts médias pour les gens de l’organisation restés au Québec.

UQAM memes: j’ai lancé ça sur un coup de tête en janvier dernier, inspirée par McGill Memes. Finalement ça a fait un tabac : la page a maintenant 6 811 fan et beaucoup d’outreach sur les réseaux sociaux. J’aime l’idée que je contribue à propager du drôle sur internet.

Quelle est la pire erreur que tu as commise comme gestionnaire?

Je n’ai jamais fait d’erreurs graves. Mais je déteste twitter avec le mauvais compte et faire des fautes d’orthographes ou de contenu.

Quelle est la première chose que tu consultes en commençant ta journée? Twitter, Facebook, emails, autres?

Mes textos et ensuite je vais sur Twitter pour voir les nouvelles et les réactions de l’heure.

Quel est ton outil préféré? Facebook, Twitter, YouTube, HootSuite, thumblr?

TweetDeck comme outil et Facebook comme plate-forme. Et j’ai découvert BaseCamp dans le cadre de la campagne électorale, c’est une bonne plate-forme de gestion par projets.

Les médias sociaux évoluent vite. Comment te gardes-tu à jour? Que consultes-tu comme site?

Via plusieurs listes Twitter et des blogues d’agences. Pour en nommer quelques uns, je regarde Infopresse, Evollia, Upperkut, Michelle Sullivan, Octane Stratégies, Adviso. Sur Twitter Laurent Lasalle, Bruno Guglielminetti, Nicolas Roberge, Josée Plamondon, Frederic Cavazza.

Quel est le plus grand défi pour ta marque?

Se placer en position plus visible et dominante dans les canaux mainstream et briser certains mythes associés à nous. On est parfois vu comme une bande de soviétiques autoritaires sans sens de l’humour et sectaires, avec une vision du monde complètement déconnectée. Ou comme des *** de BS parasites. Ou pour le retour à la charrette avec les boeufs. Ca demande beaucoup de créativité et de persévérance. D’ailleurs, vous saviez qu’on était fédéraliste  à Québec solidaire?

Tu gères un compte en politique. En quoi est-ce différent d’une autre marque? L’instantanéité?

Tout va effectivement très vite! Nous avons toujours des adversaires à l’affut, prêts à utiliser immédiatement n’importe quel faux pas pour essayer de nous discréditer. Un simple tweet peu gonfler très rapidement. Il faut donc constamment être vigilant, penser à ce qu’on écrit, à comment on l’écrit et à comment ça pourrait être interprété. Le milieu politique, c’est un peu comme une assemblée de grand-mères potineuses et mesquines…

Aussi, nous sommes constamment au diapason des médias, contrairement à des marques qui ne font pas nécessairement parler d’elle à tous les jours dans les journaux ou à la télé. Il faut donc être continuellement en mode réactif pour s’adapter avec du contenu diversifié aux aléas de la conjoncture. Je dirais que les réseaux sociaux sont un genre de reflet de ce qu’il se passe dans les médias de masse et sur le terrain dans les circonscriptions. Tout ça sans compter les journalistes sans cesse à la recherche de réactions et d’exclusivité.

Mais dans les deux cas (marque et politique), il y a la nécessité de se créer une idendité sociale cohérente et rassembleuse.

Comment tu trouves la campagne sur les réseaux sociaux jusqua maintenant? les forces et faiblesses de chacun?

Le PLQ ne sont pas très présents en général, sauf quelques bulldog de mauvaise foi sur Twitter et des députés vaguement ennuyants. Leurs concepts se retournent souvent contre eux, mais leurs vidéos Les faits  sont bien fait. Ils essaient de valoriser leur côté pragmatique, réaliste et “on dit pas n’importe quoi” avec leur contenu. Toutefois ils n’ont pas une machine pour diffuser largement leur contenu sur le web alors c’est un peu des pétards mouillés: ils se préoccupent plus de faire de la relation publique sur Twitter. Ils ne dominent pas du tout sur ce terrain: on se demande un peu où se trouve leurs militants et si ça existe quelqu’un qui vote pour les libéraux sur internet.

Le PQ sont actifs et font beaucoup de matériels assez intéressant pour le web : vidéos, affiches Facebook avec leurs propositions et des citations, l’Atelier, streaming en direct de leurs évènements, une présence Twitter active, etc. Leur pub « Quelle direction le Québec doit-il prendre » est vraiment bien faite. J’ai eu des frissons en l’écoutant parce qu’elle arrive à évoquer un projet rassembleur, ça allait me chercher. Habituellement ils ne sont pas capable de me donner cette impression, le PQ m’évoque le plus souvent du temps une langue de bois vide et sans saveur. Leur concept de Web journal est assez ennuyant et lourd.

ON sont actifs et leur matériel est assez viral. J’aime bien leurs vidéos axés sur le développement de leurs idées et ils ont beaucoup de visionnements. Leur affiche avec les points centraux de leur plate forme a aussi beaucoup circulé: elle a eu sur 2 172 partages sur Facebook, ce qui est énorme. Toutefois Jean-Martin Aussant a un compte et non une page Facebook, c’est problématique: par exemple, il n’a pas accès à des statistiques. Mais leur contenu Facebook a beaucoup de “j’aime” comparativement aux autres partis: ils rejoignent beaucoup de gens et ils intéragissent beaucoup sur les réseaux sociaux.

Du côté de la CAQ, le chef du parti semble être devenu complètement accroc à Twitter. L’analyse de Thoma Daneau chez Adviso  démontre que c’est François Legault qui suscite le plus de mentions. C’est un signe qu’il dialogue et pour moi c’est le critère le plus important et déterminant, plus que le nombre de followers. Il a bien sûr fait quelques bourdes, mais elles ne sont pas si graves et au final c’est plus divertissant qu’autre chose. Ça présence active lui a aussi permis d’être mentionné plus souvent dans les grands médias. J’ai interagit quelques fois avec leur candidat Christopher Skeete  sur Twitter, il est très courtois et ouvert au dialogue constructif. Sur Facebook ils sont plutôt inexistants.

C’est une erreur de seulement se préoccuper de rejoindre les leaders d’opinion (journalistes, blogueurs influents, personnalités, etc) sur Twitter. Il y a pleins de citoyens à convaincre sur Facebook (et aussi quelques uns sur Twitter) et il faut donner des outils aux militants pour qu’ils puissent faire connaître un parti dans leur communauté sur le web et créer un dialogue avec les gens “normaux”. Je n’aime pas trop les approches élitistes. Les réseaux sociaux peuvent aussi être un bon outil pour inciter des gens à s’impliquer sur le terrain, il faut aller les chercher.

Mais quand on se compare tous à ce qui se fait aux États-Unis, on est encore loin en arrière en terme de stratégies web.

Comment trouves-tu votre performance jusqu’à maintenant?

Je trouve qu’on se débrouille bien, en tout cas on a eu plusieurs bons commentaires. Sur Twitter on domine avec le compte du parti, toujours selon Thoma Daneau. Mais nos candidats gagneraient à être plus actifs, même si quelques uns maîtrisent l’outil d’une main de maître (sauf quand il s’agit de mettre travailleurs au féminin). Je trouve qu’on a du contenu diversifié et selon nos statistiques Facebook on rejoint pas mal de gens à travers nos trois pages principales. On arrive à créer des conversations autour de nous et de nos idées et on va aussi chercher plusieurs bénévoles via agir.quebecsolidaire.net.

 Es-tu plus iPhone, Android ou BlackBerry?

Par principes plus Android, mais j’utilise un Iphone qu’on m’a donné gratuitement. Et comme je suis dans un parti politique qui veut toute gratuit, je n’ai pas trop de remords.

Question #jeudiconfession : quels comptes Twitter ou pages FB serais-tu gênée d’avouer suivre?

Le compte de @JeromeLussier . Il est pour la hausse des frais de scolarité, contre le droit de grève étudiante, contre les syndicats et j’en passe, mais j’aime comment il présente ses idées. Je suis aussi le compte Facebook de Mathieu Bock-Côté Il pratique beaucoup l’enflure verbale et littéraire mais c’est intéressant de le lire. Finalement – et je sais que certains de mes collègues vont hurler – je n’arrive pas à ne pas aimer Pierre Morin

Que penses-tu de Google+?

Que penses-tu de Pinterest?

Je vois ça comme un Tumblr nouveau genre qui sert à aggréger des produits, et comme je gère un parti politique et non un produit… 😉

Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, quelle serait-elle?

The Onion. Ils sont GÉNIAUX!

À quoi ressemblent tes journées?

Je vais parler de mes journées en campagne électorale parce que c’est ça que je vis présentement. Je me réveille assez tôt après m’être couchée assez tard. Je prends mon Iphone, qui est toujours à côté de moi, et je vais immédiatement sur Twitter. Je scrolle un peu voir les spin du matin et les liens intéressants: c’est ma revue de presse réseaux sociaux du matin. Ensuite je vais au bureau en vélo. Une fois au bureau, j’ouvre mes courriels en allant sur Twitter et Facebook aux chaques 30 secondes pour répondre aux gens et trouver du contenu original à diffuser sur nos comptes officiels. Je reste à l’affut de toute l’information qui circule.

Je suis en lien quotidien avec nos trois vidéastes-photographes, nos deux designer-programmeurs web, notre graphiste, les recherchistes, les personnes responsables des associations de circonscriptions, notre directeur des communications et les attachés de presse de Françoise et Amir. On met en place des concepts et des micro-sites pour répondre à des attaques, pour mieux faire connaître le parti et ses enjeux, pour appuyer nos grosses sorties médias et pour coordonner notre présence web. Et ce sont de bonnes personnes-ressources pour moi quand je réponds aux questions des internautes!

Je travaille en lien permanent avec notre webmestre, Julien Royal, qui m’aide également à animer nos communautés. Julien est un support essentiel dans mon travail.

Nous avons également une équipe de militants actifs sur le web et des candidats qui bloguent sur notre blogue de campagne  et twittent  Françoise David a également son blogue personnel . Je suis quotidiennement en lien avec tout ce beau monde pour diffuser les idées du parti le plus largement possible.

Comment vois-tu l’avenir de la profession? Son évolution?

Je me rappelle quand j’ai commencé en 2008, le terme community manager n’était pas encore utilisé. On était dans la découverte et le balisage de cette nouvelle profession, par essai/erreur. Maintenant de plus en plus de gens sont sur les réseaux sociaux. Les entreprises et sociétés doivent les intégrer dans leurs stratégies de communication: eles doivent développer des stratégies propre au web.

Je pense que ça va devenir une profession en soi qui sera intégrée dans les départements de communication. Je verrai bien un certificat et éventuellement un bac sur ça dans le département des communications à l’UQAM. Actuellement, si je me rappelle bien, il y a un cours sur le web social mais c’est un cours offert à la maîtrise en informatique.

Des anecdotes intéressantes?

Étrangement, le compte de QS s’est pris d’affection pour le compte Twitter @M_desagreable  (J’veux voir personne). On s’entend très bien!

J’ai rickroller le compte Twitter du Conseil du patronat. Un ami m’a dit sur Facebook « Ceci est maintenant une VRAIE campagne 2.0 ».

Ta plus grande qualité en tant que gestionnaire de communauté? Ce qui te caractérise?

J’ai un bon sens de l’humour et de la répartie. Je sors aussi des lignes de communication rigides et corpo. Les gens des communications à QS m’ont d’ailleurs dit qu’ils voulaient “grincer un peu des dents” en lisant les tweet du parti 😉

Je carbure à cette phrase de Jean Cocteau: “Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin.”.

Quel autre gestionnaire de communauté admires-tu? Qui t’influence?

J’adore comment le gestionnaire de GreenPeace mène ses campagnes sur les réseaux sociaux. Ils ont des idées créatives et qui fonctionnent assez bien.

Aussi, j’ai vraiment aimé la série de capsules vidéos-réponses de Old Spice sur les réseaux sociaux. Ça m’a inspiré le concept de réponses de nos candidats par vidéos  à des questions posées par des citoyens sur les réseaux sociaux.

J’aime beaucoup le concept de @endretteligne   (Éric Marcotte), qui parodie très bien la droite québécoise.

J’ai aussi un faible pour le concept de Nunuche , que je suis sur Facebook et qui parodie les magazines féminins.

Quels sont tes #FF tes incontournables?

J’aime bien le sens de l’humour de @OursAvecNous 

@judithlussier  : j’adore comment elle écrit, son attitude.

Au niveau du monde des médias je dirai @moalla_jdeq , @PaulJournet  @Ant_Robitaille  et @fdaudens 

Les feux Spornographes qui se sont recyclés dans @lasoiree  est encore jeune

@IanikMarcil , qui diffuse souvent les liens intéressants sur l’économie, la politique, la société en général…

@gbharvey , qui est vraiment une fille… décomplexée : )

@danielthibault , vraiment très drôle et vif d’esprit.

et  @ChantalHebert , pour ces analyses politiques sont solides, c’est l’analyste que je respecte le plus.

Quel pourcentage de ton temps sur les médias sociaux consacres-tu à ton compte perso?

Environ 50 %.

Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi?

Je fais déjà beaucoup de choses! Je touche également au domaine des relations publiques et de la recherche. Aussi, je termine un bac en science-politique et je souhaite ensuite faire mon droit. Je veux avoir un emploi différent à chaque 10 ans!

Est-ce que tes amis et ta famille comprennent ce que tu fais, ou es-tu celle qui passe sa journée sur FB et Twitter?

Il y a quelques années ils ne comprenaient pas du tout. Mais maintenant pas mal tout le monde est sur Twitter et Facebook: je suis celle que ma grand-mère appelle quand elle veut envoyer un message Facebook privé à son neveu en Californie. À la blague je leur dis souvent que ma job est d’être payée pour lire des statuts Facebook 😉

Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire faire cela comme métier?

Il faut être curieuse, avoir un bon réseau de contacts diversifié, vouloir tout savoir, être ouverte d’esprit et surtout aimer discuter et échanger avec les gens. Il faut aussi avoir l’esprit “de la com”.

pour suivre Anne-Marie Provost?

Facebook : https://www.facebook.com/annemarie.provost
Twitter : @exovirtuelle
Blogue : http://danslinternet.wordpress.com/
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Lexique du gestionnaire de commuanuté 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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