Un tableau en mouvement

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Mercredi le 25 avril avait lieu la première médiatique de Amaluna, nouvelle création du Cirque du Soleil. C’est lors d’une collaboration pour cet événement que j’ai découvert JessGo.

  

Jessica Gorlicky fait de la Peinture en direct, elle peint avec un pinceau, une fourchette et un vaporisateur sur  une toile illuminée conçue par Patrick Tessier de LitesVision. Le tout capte l’attention des  invités à c0up sur. Lors de sa prestation, elle peut  recommencer jusqu’à 5 fois sa toile, en utilisant un vaporisateur d’eau pour donner du mouvement à sa création et lui donner une autre orientation. Elle n’a  jamais d’idées précises pour ses créations, elle s’inspire du moment, c’est une fille de «trip », elle vit le moment présent. Mais on retrouve souvent un oeil dans ses toiles, c’est son point de départ… ou d’arrivée. Voyez par vous mêmes :

L’artiste peintre de 30 ans, originaire de Toronto,  fait sa force grâce à ses créations originales uniques et électrisantes. Jessica crée des chefs-d’œuvre pour le public depuis l’an 2000 et depuis ce temps, les contrats et prestations en direct s’accumulent. C’est Pascal Prévost, directeur adjoint de la tente VIP du Cirque du Soleil qui l’a découvert et utilisée la première fois lors du spectacle Totem pour les 80 représentations données à Toronto où elle avait encore une fois su épater et amasser la foule devant sont spectacle pour présenter un lieu de rencontre pour folie et imaginaire, sa toile blanche.

 

 

Dernier point : Jess adore Montréal,  elle se fera donc un plaisir de participer à vos événements sans hésitation! Aprés tout, Mtl is way much cooler ;)

http://jessgo.com

 

Rachel St-Amand @Rachelstamand


Portrait de gestionnaire de communauté : Marie-Eve Gosemick

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Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante. Mais depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. Car “poster” sur Facebook et Twitter, ce n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire. En effet, derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général. Lire cet article pour mieux comprendre.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que je suis tous les jours.

Je suis très heureuse de vous présenter aujourd’hui celle qui gère le compte de la Fondation One Drop : Marie-Ève Gosemick. Jusqu’à maintenant, nous avons vu beaucoup de gestionnaires de communauté s’occupant de marques plus commerciales, et c’est pourquoi je trouve très intéressant de tracer ici le portrait d’un gestionnaire œuvrant pour un organisme à but non lucratif. Une dynamique et des défis différents. Un travail plus politique également. Bonne lecture.

 


 

Année de création du compte twitter et facebook?

Twitter en 2009 et Facebook en 2007.

 En quoi as-tu étudié ?

En administration des affaires. Je me suis d’abord spécialisée en gestion des ressources humaines, puis je suis retournée à HEC Montréal pour compléter une deuxième spécialisation en marketing après avoir travaillé plus de deux ans comme chargée de projets internationaux.

 Cela fait combien d’années que tu occupes le poste de gestionnaire de communauté ?

C’est tout nouveau! Juin 2011.

Comment as-tu commencé ?

La directrice des communications de ONE DROP m’a contactée alors que je terminais un contrat en ventes et marketing aux Grands Ballets Canadiens. J’avais enregistré mon CV dans la banque de candidatures spécialisées en marketing interactif du Cirque du Soleil et il est ressorti dans les résultats de recherche pour combler la fonction d’édition de contenu du site web et d’animation des communautés en ligne de ONE DROP. L’équipe m’avait aussi repérée grâce à ma collaboration au Blogue Marketing Interactif de l’APCM.

Mon expérience professionnelle jusque-là touchait principalement la gestion de projets et la rédaction, tous deux effectivement liés de très près à la gestion de communauté. Mon tout premier mandat il y a cinq ans était le développement de l’intranet de l’entreprise pour laquelle je travaillais. Les postes occupés par la suite étaient tous en lien à la gestion de l’information et à la création de contenu.

 Pour quel compte/marque es-tu gestionnaire de communauté ?

Pour le compte de ONE DROP, l’initiative de Guy Laliberté, aussi fondateur du Cirque du Soleil®. ONE DROP est une organisation non-gouvernementale en faveur de l’accès à l’eau saine pour tous qui œuvre tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Je gère entre autres son site web, ses comptes Facebook (près de 20,700) et Twitter (près de 6,000), en plus de YouTube, Flickr, LinkedIn notamment.

 Quelle est la qualité principale d’un gestionnaire de communauté ?

La diplomatie, autant à l’interne qu’à l’externe. Le gestionnaire de communauté travaillant de concert avec plusieurs départements, il peut facilement se retrouver au cœur de certaines rivalités au sein de l’organisation. Il faut aussi savoir choisir avec soin les mots pour présenter l’information, surtout en cas de critiques, et toujours se montrer respectueux à l’égard des propos partagés.

Décris ta job en 140 caractères?

Être à l’écoute et travailler en équipe pour créer du contenu web pertinent afin de doter la marque d’ambassadeurs #pasjustepostersurFB

Quel est ton meilleur coup dont tu es fière ? Stratégie, etc.

Réussir à sensibiliser sans sermonner. Ça pourrait être compliqué, mais j’arrive bien à présenter les projets de ONE DROP et à traiter de la crise de l’eau et ses enjeux toujours sérieusement sans jamais adopter un ton lourd. Je suis aussi assez satisfaite de l’évolution de la présence de ONE DROP sur Twitter depuis mon arrivée dans l’équipe des communications.

 Quelle est la pire erreur que tu as faite comme gestionnaire?  

Au début, je répondais aux adeptes avec plusieurs jours de retard, comme j’avais tendance à passer plus de temps en réunion que devant mon écran… j’ai vite appris que la gestion de communauté requiert une discipline serrée! Pour assurer ma réactivité maintenant, c’est aussi avec moi-même et les comptes réseaux sociaux de ONE DROP que je passe du temps en réunion ;)

 Quelle  est la première chose que tu consultes en commençant ta journée ? Twitter, Facebook, emails, autres ?

Courriels d’abord, ensuite Facebook et Twitter. Les autres plateformes aussi et le site web de ONE DROP, évidemment. En boucle, pour être certaine de ne rien manquer (je sais, il y a des applications pour ça).

 Quel outil est ton préféré Facebook, Twitter, Youtube, Hootsuite, Thumblr?

Facebook, cliché mais vrai. J’apprécie Tweetdeck pour la veille et Hootsuite pour la programmation du calendrier éditorial. Et je rêve d’un abonnement sophistiqué à Radian6

 Comme les médias sociaux évoluent vite, comment te gardes-tu à jour, que consultes-tu comme site?

Mashable, une autre réponse clichée mais le contenu est juste parfait. Social Media Examiner et le blogue de Brian Solis également. Les sites des magazines Wired et The Economist restent mes préférés, pour la profondeur et la marginalité des propos.

 Quel est le plus grand défi pour ta marque?

Se tailler une place auprès des autres grandes ONGs et se distinguer des marques du Cirque du Soleil® et de Guy Laliberté tout en y restant intimement liée. Adapter ses communications en fonction de son travail sur plusieurs fronts (i.e. autant dans les pays développés qu’en développement, à la fois technique et artistique, avec des groupes scolaires et avec des entreprises…).

 Que penses-tu de Google +?

Un autre exemple concret d’effets de réseau. Google + aura son utilité si effectivement plusieurs de mes contacts l’adoptent à leur tour…

Es-tu plus iPhone, Blackberry ou Android?

iPhone!

 À quoi ressemble ta journée ?

Les journées chez ONE DROP sont à la hauteur de son fondateur : créatives et jamais comme les autres.

 En quoi est-ce différent de gérer un compte ONG vs un compte commercial? Quels sont les challenges?

Outre le déploiement des ressources qui est forcément moindre, les deux principales différences de la gestion d’un compte ONG vs. un compte commercial ont trait selon moi à la primauté des relations interentreprises (contexte B2B), comme les principaux donateurs sont forcément corporatifs, et à la nécessité de s’allier à la « concurrence », c’est-à-dire aux autres ONGs qui défendent la même cause, afin de gagner en crédibilité et de s’établir au niveau mondial. Le partage des dernières découvertes (médicales, scientifiques, environnementales, numériques…) et la promotion des événements organisés par d’autres ONGs sont pratique commune voire nécessaire, ce que l’on remarque moins dans le secteur commercial. L’impact d’une ONG sera plus grand si elle s’allie aux autres parties prenantes entourant un enjeu.

La communication n’est pas la même que l’on s’adresse à un individu (B2C) ou à un groupe (B2B). Les plateformes mises de l’avant ne devraient pas être les mêmes non plus. Je suis d’avis que LinkedIn devrait prendre une place au moins aussi importante que Facebook dans la stratégie de communication numérique d’une ONG, voire même plus. Ce n’est pas encore le cas chez ONE DROP, ça fait partie de mes défis ;-)

 Comment vois-tu l’avenir de cette profession ?  L’évolution ?

De premier ordre dans tout le débat sur la transparence des organisations, sur la divulgation de leurs informations. La profession fera sa place au fur et à mesure qu’une culture du web sera instaurée dans les entreprises, ce qui la rendra plus crédible et mieux respectée. Le gestionnaire de communauté deviendra essentiel à la mesure du capital de marque, tant en ligne qu’hors ligne…

 Anecdotes intéressantes ? 

Je ne sais pas si c’est intéressant, mais j’ai maintenant tendance à m’exprimer en #hashtags même en-dehors de Twitter

 Ta plus grande qualité en tant que gestionnaire de communauté, ce qui te caractérise?

Mon enthousiasme! Ça me permet de rallier les troupes, tant au sein de l’organisation que de la communauté d’adeptes. J’aime croire que j’arrive à rendre l’eau sympathique :)

 Quel autre gestionnaire de communauté admires-tu ? T’influence ?

Les équipes du Marketing interactif et de la Gestion des talents du Cirque du Soleil® m’impressionnent, en particulier Sébastien Savard qui utilise activement LinkedIn à des fins de gestion de communauté, ce qu’on voit moins souvent en comparaison de Facebook et Twitter. Sébastien réussit à susciter des discussions animées et à rendre la marque employeur du Cirque aussi forte en ligne qu’hors ligne.

 % de temps passé sur les médias sociaux lorsque c’est pour ton compte perso ?

Moins qu’avant!

 Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi ?

J’écrirais assurément! Et j’enseignerais. En fait, j’animerais probablement des communautés, mais en personne ;)

 Est-ce que tes amis et famille comprennent ce que tu fais ou tu es celle qui passe sa journée sur FB et Twitter ?

Mes proches savent qu’en plus des comptes réseaux sociaux de ONE DROP, je rédige-révise-traduit une bonne partie du contenu de son site web en plus d’assurer le développement de celui-ci, ce qui m’amène souvent en réunion. Et je gosse pas mal dans Photoshop aussi…! Alors je ne passe pas pour celle qui post sur Facebook et Twitter toute la journée.

Question #jeudiconfession : Quel/le compte Twitter ou Page FB suis-tu et que tu serais gênée de le dire?

@DISNEYWORDS Je devrais probablement être gênée mais j’assume ; j’ai même déjà RT. Je ne vieillis pas :)

 Quels sont tes #FF, tes incontournables?

Au Québec, mes incontournables demeurent assurément @Infopresse afin de suivre les tendances de l’industrie des communications et du graphisme, @MichelleBlanc pour sa vulgarisation juste et son ironie dosée et @WebPresse parce que je suis une fan finie de musique, surtout en vidéos et en extraits de show (et pour la rapidité de diffusion de l’information!) . Le compte de ONE DROP m’a fait découvrir cet été le Web Social de @Guime que je lis maintenant le plus régulièrement possible.

 Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, ça serait laquelle ?

À part ONE DROP ;) Il y aurait évidemment la marque du Cirque du Soleil®, j’en deviens de plus en plus passionnée à force de la côtoyer. J’adorerais gérer la marque d’une chaîne de télé, comme ce médium se voit transformer d’une façon bien différente de l’imprimé et de la radio depuis l’arrivée des médias sociaux. Les plateformes en ligne sont complémentaires à la télé ; elles n’arrivent pas à la remplacer.

 Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire faire cela comme métier ?

De l’humilité. À ce sujet, le titre semble en partie erroné… on ne gère pas réellement une communauté, on l’anime. Ce serait un peu prétentieux de penser qu’on peut arriver à contrôler les réactions et propos du grand public et des médias. Je ne pense pas à un parcours en particulier, mais c’est certain que ça prend un grand intérêt pour les communications et une expérience approfondie dans ce domaine. Il ne faut pas se laisser impressionner par les plateformes ; le contenu restera toujours roi. Plus l’expérience professionnelle et les intérêts de la personne seront variés, plus sa capacité à être un bon gestionnaire de communauté sera améliorée… il faut être très curieux, avide de tout, et très sociable. Et avoir un p’tit côté workaholic, pcq le web n’arrête jamais…

 Pour suivre Marie-Eve Gosemick

Facebook : Facebook.com/megosemick
Twitter : @megosemick
Blogue : www.bloguemarketinginteractif.com/marie-eve-gosemick/
LinkedIn : http://www.linkedin.com/in/megosemick

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Autres Portraits de gestionnaire

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Lecture

10 ways non-profits benefit from social media

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Portrait de gestionnaire de communauté : Andres Restrepo

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Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante.  Depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. “Poster” sur Facebook et Twitter n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire.  Derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que nous suivons tous les jours.

Aujourd’hui je vous présente Andrés Restrepo, gestionnaire des médias sociaux et des communautés ARTV. Je l’ai remarqué sur Twitter alors qu’il était chez Ressac Média et gérait la Fondation ONE DROP. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais “chaleureux”, “sympathique” et “volubile” (vous le verrez dans ses réponses) sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent à son égard. Alors voici Andres Restrepo!

 

En quelle année as-tu ouvert ton compte Twitter et Facebook

2007

En quoi as-tu étudié ?

J’ai fait des études en communication à l’université et en psychologie au Cégep. Je suis bachelier du profil télévision, un programme offert par la faculté de communication de l’UQÀM. J’ai également fait de la recherche sur la télévision interactive en dernière année d’université.

Cela fait combien d’années que tu occupes le poste de gestionnaire de communauté ?

Je suis en poste chez ARTV depuis mars dernier. Avant ça, j’ai occupé un poste similaire chez Vidéotron pendant 6 mois. J’ai également géré les communautés de la fondation ONE DROP dans le cadre de la Mission sociale poétique dans l’espace de leur fondateur, Guy Laliberté, en 2009. Bien avant l’engouement actuel des marques pour les médias sociaux, j’ai assumé des fonctions similaires en agence pour le compte de Ressac Media (2008), Skooiz (2007) et bien avant ça pour la firme technologique: Société Radio Numérique / Hubdog  (2004-2006).

Comment as-tu commencé ?

J’ai fait incursion dans le monde de la gestion de communauté et du marketing sur les réseaux sociaux, en assumant, dans un premier temps, les fonctions de responsable des communications pour ensuite réaligner mon travail vers des activités reliées essentiellement à l’évangélisme de marque, le développement de partenariats technologiques, la gestion des affiliés et des communautés d’utilisateurs du produit mobile Hubdog.

Pour quel compte / marque  es-tu gestionnaire de communauté ?

Je suis gestionnaire des comptes d’ARTV sur Twitter, Facebook, YouTube ainsi que le blogue collaboratif de la chaîne.

Quelle est la qualité principale d’un gestionnaire de communauté?

La passion.

Décris ta job en 10 mots ?

Afin de souligner la 10e année d’existence de la chaîne ARTV, je résumerai mon travail en 10 mots au lieu de 140 caractères: Faire rayonner l’esprit et les valeurs de la marque. (10 mots!)

Quel est ton meilleur coup ou le coup dont tu es le plus fier ?  

Avoir réussi à décrocher une entrevue télé sur CNN pour la fondation ONE DROP par l’entremise de Facebook! Ce projet a d’ailleurs valu à l’agence Ressac Media le Grand Prix Boomerang 2010 dans la catégorie: Meilleure stratégie utilisant les médias sociaux dans une campagne. Je suis aussi très fier d’avoir pondu le concept de La Foire aux Meubles!

Quel est la pire erreur que tu as commise comme gestionnaire ?

Avoir engagé ma marque à participer à un événement sectoriel autour de la thématique des médias sociaux sans avoir consulté préalablement mes supérieurs de l’époque…

Quelle  est la première chose que tu consultes en commençant ta journée ? Twitter, Facebook, emails, autres ?

Tweetdeck, Facebook, courriels. Dans cet ordre précis!

Quels sont tes outils préférés? Facebook, Twitter, YouTube, Tumblr ?

Je ne pourrai pas me passer d’aucun des 3 outils / plateformes incontournables du « Triumvirat » médias sociaux: Facebook, Twitter et YouTube, sauf que si j’avais à choisir « une plateforme pour les gouverner tous », je dirai Facebook sans hésiter. Plus qu’un outil, Facebook est l’incarnation la plus aboutie d’une technologie web 100% tournée vers l’innovation, l’échange, le partage et la puissance de l’intelligence collective comme moteur d’indexation et vecteur de rayonnement des contenus en ligne. Sinon, mes outils préférés sont un bon vieux tableur Excel, bit.ly, CoTweet et Tweetdeck.

Comme les médias sociaux évoluent vite, comment te gardes-tu à jour, que consultes-tu comme sites ?

Afin de suivre le développement des diverses innovations technologiques touchant mon métier, mon truc est simple; il se résume à créer et maintenir les bonnes connexions! Plus concrètement, il s’agit d’identifier des personnes aussi curieuses, généreuses et passionnés que soi, partageant des intérêts similaires et de connecter avec eux via Facebook (profils, groupes), Twitter (listes, mots-clics, résultats de recherche), Google (résultats de recherche) et Trendmap (palmarès des conversations les plus populaires en ville!). Afin d’assurer le bon fonctionnement de ce système de réciprocité et la libre circulation des innovations dans le réseau, je relaye fréquemment des informations dignes d’intérêt et encourage les autres à en faire de la sorte. Finalement, je surveille les meilleurs sites de la liste Alltop médias sociaux via mes abonnements RSS.

Quel est le plus grand défi pour ta marque ?

Trouver les bonnes stratégies éditoriales et les meilleures tactiques d’animation pour réussir à susciter de l’intérêt vis-à-vis de notre marque (visibilité) et en même temps stimuler l’interaction (engagement) avec les membres de nos communautés composées de supporteurs, influenceurs culturels et bien sûr nos téléspectateurs et téléspectatrices.

Ces derniers accèdent à nos émissions autant sur le web (e.g. Les 5 prochains) que via la télévision « traditionnelle » qui ne cesse de se réinventer devant nos yeux. Pour plusieurs, interagir avec les marques est quelque chose de complètement nouveau, pour d’autres, il s’agit presque d’une 2ième nature, trouver le juste milieu est une discipline fascinante qui fait autant appel à la technique qu’à la créativité! Je me compte très chanceux de pouvoir évoluer à la croisé de l’art et de la science!

L’enjeu de l’interaction est le plus grand défi pour ma marque, puisque de lui seul dépend la visibilité qu’auront nos contenus sur les médias sociaux.

Prenez par exemple Facebook qui calcule la proximité entre l’émetteur (éditeur du contenu) et le récepteur (audience au contenu), les commentaires, « Likes » et le temps de réaction pour donner de la visibilité aux publications émanant des pages et des profils sur son fameux « newsfeed ».

Même chose pour les « retweets » (RT) sur Twitter et le fameux « link love » ou « community factors » (critères d’indéxation) sur Google et le moteur de recherche interne de YouTube. La diffusion organique d’un contenu, tel qu’assurée par sa retransmission au sein de la toile restera aussi un enjeu majeur pour les communicateurs en ligne.

En corolaire à ce phénomène, l’enjeu de l’authenticité devient aussi primordial, puisque c’est sur ses épaules que repose la confiance qu’investiront en vous vos communautés. D’elle dépendra en grande partie le taux d’interaction et de retransmissions de vos contenus.

Celui qui sait influencer les autres, est fort, celui qui sait s’influencer lui-même est réellement puissant. – Seu Ma Tsien

Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, ça serait laquelle ?

C’est déjà fait: ARTV!  Mon 2e choix serait TED.

À quoi ressemble ta journée?

Lecture en diagonale de mes fils de nouvelles Facebook et Twitter sur mon iPhone 4, direction: métro Place-des-Arts. Prends une copie du Journal Métro au passage pour un « fix » rapide d’information: grands titres et unes culturelles.

Sort au métro Beaudry, direction: la tour. Me fait saluer par l’Oscar de Frédéric Back dans le long couloir de la maison de Radio-Canada: #Priceless :)

Gestion des commentaires et des mentions sur Facebook et Twitter. Publications matinales. Suivi avec Avanti Cine Video pour parler de la stratégie à adopter en vue du lancement de notre nouvelle série documentaire sur Twitter: #l5p.

Lunch avec un journaliste spécialisé en télé (fort sympathique et social) pour discuter des meilleures pratiques à déployer sur les médias sociaux dans le cadre d’un événement de presse.

Démo à nos bureaux d’une nouvelle technologie prometteuse permettant de mesurer l’engagement des audiences télé qui interagissent en simultané avec les émissions via les médias sociaux.

Présentation des nouvelles fonctionnalités de la version 1.2 de l’ARTVrama, l’application iPhone et iPod Touch d’ARTV. Statut sur le projet mobile: Art public, 1e série web de la chaîne exclusive à l’ARTVrama !

Édition et mise en ligne d’un billet de blogue écrit par un collègue gastronome.

Départ pour une rencontre du YUL Contenu, groupe de soutien formé de gestionnaires de communautés travaillant à Montréal et dont la mission est d’approfondir et documenter les métiers associés à la gestion de communauté et le marketing sur les médias sociaux.

Comment vois-tu l’avenir de cette profession ?  L’évolution ?

L’évolution de ce corps de métier passera par la spécialisation. Dans un avenir non pas si lointain, je vois des gens affectés strictement à la gestion d’une seule plateforme (Twitter), des gestionnaires d’équipe responsables d’orchestrer les efforts conjoints de tous les services médias sociaux d’un groupe de chaînes spécialisées par exemple, mais aussi des spécialistes en charge d’une compétence transversale bien définie: soutien à la clientèle, métriques, etc. Enfin, tous ces gens devront travailler ensemble et en étroite collaboration avec d’autres départements au sein d’équipe dédiées comprenant de plus larges effectifs qu’aujourd’hui.

À ce chapitre, une meilleure compréhension des dynamiques sociales qui poussent les internautes à se mobiliser et à interagir avec les marques et leurs pairs, nous dictera le chemin à suivre pour inventer la suite! À l’heure où l’on se parle, 85% des internautes au Québec ne suivent aucun commerce sur Facebook. Le meilleur est à venir.

Anecdotes intéressantes ?

Mon entrée chez ARTV a été prophétisée par les astres! Je n’oublierai jamais le présage (voir biscuit ci-haut) et le support de mes amis et mes proches lors de l’annonce de mon entrée en poste chez ARTV; un mois et demi après la fin de mon contrat chez Vidéotron. C’est le genre de témoignage touchant qui remet tout en perspective et nous rappelle l’importance de valoriser l’aspect humain dans toute forme de rapport avec les autres, en ligne et dans la vie en général!

Ta plus grande qualité en tant que gestionnaire de communauté, ce qui te caractérise?

Mon dévouement.

Quels autres gestionnaires de communauté admires-tu ? T’influencent ?

Matthieu Stréliski pour son insoutenable légèreté, Nadine Mathurin pour son humilité presque parfaite, Jean-Luc SansCartier pour son esprit plus que vif, Nellie Brière pour son énergie quantique, atomique, moléculaire, Bianka Bernier et Xavier Kronström Richard pour leur rigueur et leur patience, Mathieu Charleboix pour sa repartie, Zélia Lefebvre pour sa bonne humeur, Sophie Giroux pour sa détermination et son sens aigu de la modération. Mention spéciale à Katerine Rollet, la matriarche du YUL Contenu (Ex-CM de La Vitrine) pour sa générosité et ses crêpes!!!

Pourcentage (% ) de temps passé sur les médias sociaux lorsque c’est pour ton compte perso ?

Beaucoup trop!

Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi ?

Chargé de projets de développement durable pour le compte d’une organisation comme Taking Roots / EnRacine.

Est ce que tes amis et famille comprennent ce que tu fais ou tu es celle qui passe sa journée sur FB et Twitter ?

Oui. Bien qu’ils restent toujours très impressionnés d’en apprendre davantage sur les technicalités associées à mon travail. Est-ce qu’ils comprennent tout rendu là? Oui: je pense avoir enfin trouvé la bonne métaphore!

Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire faire cela comme métier ?

Soyez avides de connaissances, créez les bons contacts, restez à l’affût de ce qui influence votre monde. Bien qu’un tas de documentation existe sur ce métier (en devenir), la pratique reste la clé du succès. Ayez confiance en vous et en vos passions. Soyez dans l’action et trouvez une marque en adéquation avec vos valeurs. Aimer l’innovation, les gens et l’échange est un must.

Vous pouvez connecter avec Andres Restrepo sur :

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Autre Portrait de gestionnaire de comunauté : Nadine Mathurin


Totem du Cirque du Soleil

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En assistant à la première de Totem du Cirque du Soleil cette semaine, que j’ai vu 2 fois plutôt qu’une,  je n’avais pas l’intention de vous en faire une critique. Mon but était de vous parler du concept Tapis Rouge. Sauf que…le spectacle est à ce point grandiose que je ne pouvais garder mon appréciation sous silence.

D’abord, il faut savoir que je suis une fan finie de Robert Lepage. J’ai vu tous ses spectacles ou presque. Idem pour le Cirque (mis à part celui d’Elvis).  Ces 2 créateurs sont pour moi une grande source d’inspiration. D’ailleurs, si je fais ce métier, c’est entre autre à cause du Cirque.

Mais revenons à Totem. La scénographie est impressionnante. La structure du numéro d’ouverture représentant une carapace de tortue que les artistes utilisent comme trapèze est tellement ingénieuse, fallait y penser ! La projection fait toute la différence dans ce spectacle. Toutefois, j’ai remarqué des similitudes avec le spectacle Paradis Perdu spécialement lors du tableau où les artistes arrivent en rafting. Comme plusieurs artisans du Cirque ont travaillé sur ces 2 spectacles, il est normal que les idées et les technologies ont été partagées.

Les costumes sont éblouissants et ne ressemblent à rien de ce qui a déjà été fait dans le passé au Cirque à mon avis. Les éloges reviennent à la créatrice de costumes Kim Barrett qui vient du milieu du cinéma et à qui on doit les costumes des films The Matrix et Romeo & Juliet entre autre. She is a keeper!

Les numéros de cirque sont hallucinants. Les dépisteurs du Cirque ont fait un travail exceptionnel pour dénicher des numéros enlevants, qui sortent de l’ordinaire. Mon coup de coeur revient au numéro de trapèze en couple brillamment exécuté par le duo de trapézistes québécois. Un numéro sensuel, humoristique et poétique. Un mélange de valse et de tango. Magique! La musique est entrainante, joyeuse et s’agence parfaitement aux performances. Je me surprends d’ailleurs à fredonner encore quelques airs du spectacle, ce qui est toujours bon signe. Je compte bien acheter la trame sonore.

La signature de Robert Lepage est perceptible tant dans la mise en scène que dans l’esthétique globale. Par exemple, le “ralenti” dans le tableau Black light, les transformations multiples de la structure articulée sur la scène qui devient, le temps d’un numéro, un bateau de ski nautique. Le tableau de l’évolution de l’homme ou l’on voit singe, homme des cavernes, homme d’affaires sur la scène. Et le dernier numéro, majestueux, dans lequel les personnages émergent d’une projection. La mise en scène coule sans heurt, telle une rivière.

Jai remarqué quelques clins d’oeil de Guy Laliberté sur son voyage dans l’espace, comme par exemple les casques d’astronautes dans le tableau Black light. Plusieurs références à l’espace et à la gravité sont également présentes au programme:

“TOTEM propose des tableaux qui sont comme les maillons d’une chaine menant des premiers balbutiements de la vie dans un milieu aqueux à la réalisation du rêve de l’homme de s’arracher à la gravité terrestre.”

“Je vous invite à sortir du temps et à vous envoler de votre siège. Avec TOTEM, je suis heureux de vous emmener de la Terre aux étoiles.” Guy Laliberté

Nom du spectacle : TOTEM

On sent très bien le thème de l‘évolution de l’homme tout au long du spectacle mais le show aurait également pu se nommer “Aqua” tellement l’eau y est présente dans plusieurs des tableaux. C’est lorsque j’ai lu dans le programme que “TOTEM se passe sur une un île que l’on accoste” que j’ai mieux compris la présence de l’eau dans le spectacle.

Où sont les meilleurs sièges?

On voit bien de partout dans un chapiteau. La première fois, mon siège était en plein centre. La vue était parfaite. La deuxième fois, j’étais assise sur le côté et à ma grande surprise, j’ai préféré ce siège. Je semblais y avoir une meilleure vue, plus près des artistes et avec un feeling de backstage. Je suggère donc fortement à ceux qui n’aurait pas encore acheté leurs billets de les prendre légèrement sur le côté (autour de la section 204).

Ce spectacle est carrément un vent de fraicheur qui respire la joie, la paix et le bonheur. A la sortie, c’est unanime, les gens sont subjugés.

Si TOTEM a comme mission de répandre le bonne nouvelle, et bien mission accomplie, it works!! Le duo Lepage-Cirque est assurément une formule gagnante. Longue vie à cette collaboration!


crédits photos : @2capricieux, @Jefflizotte


Concept “Tapis Rouge” du Cirque Du Soleil

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Le Tapis Rouge du Cirque du Soleil a vu le jour  en 2002. L’idée est d’offrir, notamment aux milieux corporatifs un lieu où recevoir ses invités une heure avant la représentation et durant l’entracte dans une ambiance chaleureuse et détendue, au cœur d’un lieu imprégné de l’univers visuel du Cirque du Soleil. Alliant l’art de recevoir à la magie du Cirque du Soleil, le Tapis Rouge est l’occasion parfaite de vivre autrement l’expérience d’un spectacle.

Le menu

Le Tapis Rouge comprend le service et la dégustation de fines bouchées concoctées par le traiteur montréalais Agnus Dei. A noter que Agnus Dei s’occupe du concept Tapis Rouge pour les villes de Montréal et Québec. En tournée, le Cirque doit trouver un nouveau traiteur pour chacune des villes. Le menu varie donc d’une ville à l’autre.

photos:2Capricieux

Les stations de nourriture  « Bouquets  de fleurs » sont inspirées de la discipline classique de jonglerie avec assiettes des arts acrobatiques chinois. Les assiettes servent à la fois de repose-plats ou d’assiettes de service.

Pour immortaliser votre expérience Tapis Rouge, le Cirque vous offre une photo souvenir prise dans la soirée par un photographe et elle vous sera remis encadrée à l’entracte ou à la fin du spectacle.

Un lounge a été aménagé à l’extérieur pour les fumeurs. Seul bémol, on n’y retrouve pas de chauffe-terrasse, ce qui augmenterait le confort des invités lors des soirées fraîches.

Afin de répondre au surplus de demandes de petits groupes corporatifs, le Cirque a développé les Pavillons Tapis Rouge. Il s’agit d’un espace privé, pouvant accueillir de petits groupes de 8 à 20 personnes, pour les entreprises qui désirent plus d’intimité. Pour avoir accès à cet espace privé, il faut compter 2000$ supplémentaires. Ce montant comprend l’accès au Pavillon, un barman, un hôte ainsi que le même menu du Tapis Rouge, mais en version simplifiée (soit servi au plateau, sans les présentoirs).

Le Tapis Rouge en détails

  • La tente Tapis Rouge peut accueillir jusqu’à 240 personnes. On y retrouve 20 fauteuils pouvant être disposés de manière différente pour asseoir jusqu’à 100 personnes.
  • Le forfait Tapis Rouge comprend un billet dans une des meilleures sections du chapiteau et l’accès à la tente Tapis Rouge avant le spectacle et durant l’entracte. Le coût (taxes incluses) de ce forfait est de 260 $ pour les adultes et de 182 $ pour les enfants âgés de 2 à 12 ans inclusivement.
  • Les éléments de design de la tente Tapis Rouge sont mobiles et très polyvalents, permettant des aménagements variables selon la grandeur et les besoins des groupes à recevoir. Grâce à des rideaux, l’espace peut être délimité en fonction de sections VIP, ce qui est pratique si l’on désire un maximum d’intimité pour notre groupe.
  • Le nom du concept Tapis Rouge a une double origine : il fait d’abord référence à l’expression consacrée « dérouler le tapis rouge » pour des invités spéciaux, mais l’expression désigne aussi un événement tout particulier au Cirque du Soleil. C’est le moment privilégié où les artistes se réunissent, sur un véritable tapis rouge, dans un cadre intime, pour échanger et discuter avec l’équipe artistique. En hommage à cette tradition, le nom Tapis Rouge a été conféré à ce forfait spécial.