Portrait de gestionnaire de communauté : Elie Prudhomme

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Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante. Mais depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. Car “poster” sur Facebook et Twitter, ce n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire. En effet, derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général. Lire cet article pour mieux comprendre.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que je suis tous les jours.

Cette semaine, je vous présente Elie Prudhomme, gestionnaire de communauté chez Vtélé. J’ai eu la chance de le côtoyer cette année car nous avons eu à collaborer sur l’émission #LaFranchise. (St-Hubert étant mon client). J’ai découvert un gars très allumé. Il est seul pour gérer tous les shows chez V. C’est assez impressionnant! A vous de le découvrir!

 

 

À quand date la création de tes comptes Twitter et Facebook ?

Fin 2007 pour Facebook, début 2009 pour Twitter.

En quoi as-tu étudié ?

J’ai un master en communication, obtenu à l’EFAP de Lille, mention responsable de communication.

Comment as-tu commencé ?

J’ai rapidement eu un intérêt tout particulier pour le marketing, un de mes premiers blogues y était d’ailleurs consacré. Mes différentes expériences professionnelles m’ont naturellement amené à utiliser les médias sociaux comme canaux de communication à part entière des stratégies marketing, et aujourd’hui j’en ai fait ma spécialité.

Pour quel compte/marque es-tu gestionnaire de communauté ?

Pour V je gère le compte Twitter @Vtele  et ses émissions. On retrouve toutes nos pages Facebook sur cette application de la page Facebook de V.

Depuis combien d’années occupes-tu le poste de gestionnaire de communauté?

En 2007, j’étais chef de produit junior pour une société éditrice de jeux vidéo, avec des missions marketing aussi bien offline qu’online. J’y ai fait mes premiers pas dans la gestion de communauté. Je me suis ensuite orienté vers le marketing interactif pour un label de musique, où nous avons rapidement rassemblé des milliers de membres autour du concept de musique équitable. En 2009, j’arrive au Québec et deviens stratège médias sociaux pour Auto123.com, le premier site automobile au Canada. J’occupe depuis septembre 2011 ce poste chez V.

Quelle est la principale qualité d’un gestionnaire de communauté?

La curiosité, car il faut avancer aussi vite que le secteur dans lequel nous travaillons. Il faut être à jour avec les plateformes, les pratiques (et pas seulement en médias sociaux, mais aussi en création de contenu, en référencement…), observer et analyser le marché et les concurrents. Il est aussi primordial de comprendre les services qui nous entourent en interne, pour y intégrer les médias sociaux et optimiser la collaboration. Il faut également avoir la curiosité d’analyser ses actions, pour toujours s’améliorer. C’est à mon avis la curiosité qui nous permet d’avancer et de toujours nous remettre en question.

Décris ta job en 140 caractères

Promouvoir nos marques, enrichir l’expérience des téléspectateurs, les divertir et les fidéliser tout en répondant aux objectifs de la chaine.

Quel est ton meilleur coup? Celui dont tu es fier? 

Chez Auto123, c’est d’avoir été cité sur le blogue de Twitter. Chez V, nous lançons de nombreux projets et campagnes dont je suis fier. Récemment nous avons lancé un jeu Facebook  comme extension à l’émission #LaFranchise, un très beau projet. Certaines campagnes nous ont permis de fédérer des milliers de personnes autour de certaines émissions plusieurs semaines avant leur première diffusion.

Mais ce dont je suis le plus fier, c’est de la première place obtenue par V au classement Seevibes des diffuseurs québécois la saison dernière. Pas tant pour la première place en tant que telle, mais pour le travail quotidien qui nous a permis d’y accéder : l’intégration des médias sociaux à la base des stratégies de marketing, de communication, de créativité média et de recherche, la collaboration avec les artistes et producteurs et le travail quotidien avec l’équipe web de V, qui  ne manque ni de compétences, ni de créativité !

Quelle est la pire erreur que tu as commise comme gestionnaire?

La pire, je ne sais pas. Dernièrement nous avons testé le « pay with a share », offrir un contenu en échange d’un partage.  Je pensais que le contenu avait une valeur ajoutée suffisante, mais j’avais certainement mal évalué le public cible. La mécanique a été incomprise et nous avons dû faire marche arrière. Il y en aura bien d’autres, car nous essayons beaucoup de choses.

Quelle est la première chose que tu consultes en commençant ta journée? Twitter, Facebook, emails, autres?

En général par un rapide tour de nos différentes plateformes, un peu de modération. Ensuite les courriels, et la journée est lancée.

Quel est ton outil préféré? Facebook, Twitter, YouTube, HootSuite, thumblr,Pinterest?

Je ne me passerais plus d’Hootsuite, aussi pour sa version mobile. J’aime Twitter pour son instantanéité, dans la télévision il a un rôle tout particulier, mais je préfère Facebook. Il permet de travailler sur une relation à long terme, de bâtir de l’engagement jour après jour, il est plus malléable et est de loin l’outil le plus efficace pour répondre à nos différents objectifs. Sa plateforme de publicité est un terrain de jeu particulièrement efficace.

Les médias sociaux évoluent vite. Comment te gardes-tu à jour? Que consultes-tu comme site?

Via Twitter évidemment, quelques topics Scoopit et Google Reader. S’il faut nommer quelques blogues : Lost Remote , le blogue de Red Bee Media, celui de Seevibes , Simply Zesty, les revues hebdomadaires de We are social et les classiques.

Quel est le plus grand défi pour ta marque?

Impliquer et collaborer avec tous les acteurs des différentes marques afin de proposer aux téléspectateurs des espaces d’échanges optimisés et une expérience ludique, unique, complémentaire et engageante qui réponde également aux objectifs de la chaine.

Gérez un compte en télé, est-ce que c’est  différent que de gérer une marque? Comment trouves-tu l’expérience de twivage?


Le “twivage” a une place toute particulière pour une chaine de télévision. Chez V nous privilégions la formation, la collaboration et la mise en avant de nos artistes pour commenter les émissions en direct. C’est avec eux, et pour la plus-value qu’ils sont les seuls à pourvoir apporter aux discussions, que le public veut échanger. Des présences dont nous faisons quotidiennement la promotion en ondes, et via nos comptes. La particularité du travail pour un diffuseur est certainement la continuelle remise en question. Chaque émission vient avec son lot de spécificités, son public, son univers, ses objectifs. C’est certainement aussi ce qui rend le travail si passionnant.

Es-tu plus iPhone, Android ou BlackBerry?

iPhone, mais si quelqu’un de chez Nokia passe par là, je veux bien faire l’effort de tester le Lumia 800 J

Question #jeudiconfession : quels comptes Twitter ou pages FB serais-tu gênée d’avouer suivre?

Je prends un malin plaisir à lire Le Docteur Enfoirus.

Que penses-tu de Google+?

Il est intéressant pour le référencement, mais n’a définitivement pas pris sa place de gros joueur des médias sociaux selon moi. J’y suis très peu.

Que penses-tu de Pinterest?

Un service de bookmark intéressant, à fort potentiel en terme de trafic. Mais pour des entreprises ayant un profil bien particulier. Certainement pas l’indispensable pour lequel trop de monde voudrait le faire passer.

Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, quelle serait-elle?

J’aime l’idée de travailler à la promotion et aux stratégies médias sociaux de films ou de séries tv. Rejoindre une équipe comme celle de NBC serait un accomplissement. Les compagnies aériennes ne sont pas des marques évidentes à gérer, mais ont des problématiques qui m’intéressent, comme je l’expliquais ici.

À quoi ressemblent tes journées?

Je n’ai pas de journée type, bien que je suive un calendrier éditorial précis. Pour le reste, c’est un mélange de gestion de projet, de campagnes de publicité, de modération, de veille, de réflexion sur de nouvelles campagnes (applications, concours, etc..), de formations, de réunions, d’analyses de statistiques, etc…

Comment vois-tu l’avenir de la profession? Son évolution?

Par une spécialisation des gestionnaires de communauté dans des domaines spécifiques, une intégration de certaines responsabilités sociales à des postes déjà existants. Pour le reste, j’en ai parlé ici. http://www.webketing.fr/reseaux-sociaux/et-si-le-community-management-netait-pas-un-metier/

Ta plus grande qualité en tant que gestionnaire de communauté? 

La curiosité.

Quel autre gestionnaire de communauté admires-tu? Qui t’influence?

Les gens que j’admire ne sont pas gestionnaires de communauté! Certains m’inspirent par contre, c’est le cas de Ramon “WoW” De Leon https://twitter.com/#!/Ramon_DeLeon.

Quels sont tes #FF tes incontournables?

Si je faisais des #FF, je penserais à @ant11, @___peps, @MathieuFlex, @gregfromparis, @Cyroultwit, @AntoineDupin, @Oliv, @CaddeReputation.

Quel pourcentage de ton temps sur les médias sociaux consacres-tu à ton compte perso?

Très peu finalement.

Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi?

Chef de produit.

Est-ce que tes amis et ta famille comprennent ce que tu fais, ou es-tu celui qui passe sa journée sur FB et Twitter?

J’ai définitivement mis fin aux conversations autour de mon travail et du web le jour où ma famille a compris comment envoyer des .ppt J

Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire faire cela comme métier?

De ne pas vouloir “travailler dans les médias sociaux parce que Facebook c’est super”. De comprendre les spécificités des médias sociaux, mais de passer par une formation marketing classique afin d’y appliquer des règles et concepts éprouvés qui permettront de répondre aux objectifs d’une entreprise. Ensuite, de toujours rester curieux, tester, mesurer, améliorer.

Pour suivre Elie Prudhomme

Linkedin : http://www.linkedin.com/in/elieprudhomme
Twitter : @Elie_P
Blogue : http://webketing.fr/

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Autres portraits de gestionnaires :

 

 

 

Lecture

Démystifier le métier de gestionnaire de communauté au Québec
What does it take to be a social media strategist?

Les médias sociaux comme métier
5 phrases à ne pas dire a un community manager
10 qualities of a successful Social media manager
L’emploi du temps d’un community manager
Community managers : entre clichés et méconnaissance
La place du community manager dans les strategies social media
Caracteristics of a community manager 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Portrait de gestionnaire de communauté : Nadine Mathurin

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Nouveau et méconnu, le métier de gestionnaire de communauté est en évolution constante.  Depuis un certain temps, on remarque que plusieurs s’improvisent gestionnaires de communauté. “Poster” sur Facebook et Twitter n’est pas suffisant pour être un authentique gestionnaire.  Derrière l’activité de celui-ci, on doit entre autres retrouver une stratégie, un sens du marketing  et un véritable know-how des outils de mesure et des médias sociaux en général.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous faire connaître davantage ce métier en vous présentant les pros œuvrant derrière les comptes que nous suivons tous les jours.

Avec qui commencer? Mais avec la toute première gestionnaire de communauté que j’ai connue! Ça va de soi! C’était en 2009, alors que j’étais consultante chez V et que je m’intéressais déjà beaucoup aux médias sociaux. J’avais alors fait la rencontre de cette fille allumée qui n’a pas la langue dans sa poche et qui possède un humour hors du commun. Alors bon. Faisons place à Nadine Mathurin!

Années de création de ton compte Facebook et Twitter?

Twitter: Aout 2009
Facebook: juillet 2006

En quoi as-tu étudié ?

J’ai un Baccalauréat en Communications, profil Animation télé de l’UQAM et je suis graduée comme Auteure de l’École nationale de l’humour.

Pour quel compte/marque  es-tu gestionnaire de communauté ?

V (@vtele, V et ses pages Facebook d’émissions)

Cela fait combien d’années que tu occupes le poste de gestionnaire de communauté ?

Plus de deux ans et demi, j’ai commencé en septembre 2008, pour TQS. Évidemment, le titre n’existait pas vraiment, donc on m’appelait «la fille qui s’occupe des blogues et de Facebook»!

Comment as-tu commencé ?

Je suis entrée comme 2e rédactrice pour m’occuper de tous les extras du site : blogues, petites nouvelles, liens avec les animateurs qui écrivaient sur le blogue, groupes Facebook, forums de discussions. Nous n’étions pas encore sur Twitter en 2008. Cela dit, j’ai commencé assez raide sur la gestion de communauté avec un groupe Facebook pour Loft Story 5 qui a rapidement atteint 15 000 ou 20 000 abonnés. J’en ai vu de  toutes les couleurs !  ;)

Quelle est la qualité principale d’un gestionnaire de communauté ?

La rapidité d’exécution, l’écoute, la franchise. Difficile d’en trouver qu’une !

Quelle est la première chose que tu consultes en commençant ta journée ? Twitter, Facebook, emails, autres ?

La page Facebook d’Un souper presque parfait. Il y a tellement d’interactions sur cette page, je veux en lire le plus possible. Ensuite V, Twitter et courriels.

Quel outil est ton préféré ?

Pour Facebook, ça reste Facebook ! C’est clair, simple, facile, c’est fait pour l’utilisateur moyen et c’est parfait comme ça.

Pour Twitter, j’utilise Hootsuite, que j’adore littéralement. Hootsuite est fiable, permet de créer des raccourcis sur le moment, donne des statistiques non-négligeables et je peux voir presqu’en un coup d’œil, de la magie pour moi !

A quoi ressemble ta journée ?

En haute saison (programmation d’automne et d’hiver/printemps) je fais du 11 à 7.  Et heures +++ ! Beaucoup de réponse aux questions, de gestion, de mise en ligne de vidéos, de meeting de production et de communication, de corrections de textes (et quelques fois de l’écriture d’autopromos !). Ça remplit bien une journée. Mais je n’ai pas «d’ordre», j’y vais comme je le sens, c’est la beauté de la chose.

Comme ce domaine bouge beaucoup, comment te réinventes-tu ? Quels sites consultes-tu ?

L’avantage de travailler pour une chaîne de télé, c’est qu’il y a continuellement des nouveautés à la programmation. Devoir se creuser la tête pour maintenir une page en vie pendant la saison morte, entretenir une page de quiz, de sitcom ou d’une émission d’actualités permet beaucoup de variété dans mon travail. Je ne me permettrais pas de refaire  le même plan de communications de médias sociaux d’une émission similaire à une autre, la télé évolue autant que mes outils et le web (et mes idées !)

Pour me garder à jour, je suis quelques sites et blogues, comme Mashable, KissMetrics (marketing), WeLoveGeoloc, Réseaux-professionnels, GeekyStuffs, Triplex,… Mais encore là, je ne lis pas tout, je me fie beaucoup aux titres qui parlent des médias sociaux, sinon j’aurais jamais le temps de finir de lire…

Quel est le plus grand défi pour ta marque ?

Je pense que les gens commencent à peine à dissocier V de l’ancienne station. J’ai passé une très longue première année chez V. Les gens connaissaient mal le «produit», si je peux m’exprimer ainsi. Je pense que faire rayonner encore plus la marque avec des produits de qualité, et maintenir le même service et la même énergie sur le web est un bon défi pour nous. Mais j’ai pas peur ! ;)

Quelle est la plus grande difficulté de ce métier?

Ne rien prendre personnel, même si tu peux lire plusieurs commentaires négatifs par jour. Ça peut devenir lourd des fois, mais faut jamais oublier qu’ils ne sont pas dirigés vers nous. Ça s’oublie vite, crois-moi!

Est-ce qu’il y a un défi supplémentaire, une dimension différente à travailler en tv entre autre avec le twivage live, etc?

Je dirais qu’au même titre que quelqu’un en agence qui doit absolument soutenir sa campagne pour conserver son emploi, être gestionnaire de communauté pour une chaîne de télé entraîne nécessairement des défis différents. Il y a toute la problématique de l’horaire et de la comptabilité d’heures supplémentaires qui est en jeu, et je dirais que les ressources humaines des entreprises ont encore beaucoup à apprendre par rapport à ce nouveau métier très «outsider» des normes du 9 à 5. Il est évident que nous faisons du temps supp. Il faut qu’il soit reconnu, ce qui n’est pas le cas encore.

Sinon, côté twivage comme tel, je crois que c’est l’une des pratiques les plus agréables à faire. Prendre le pouls de la communauté en direct, converser avec eux, poser des questions et commenter live une émission est une pratique qui est là pour rester. Et qui défend bien notre emploi!

Quel est ton meilleur coup, ce dont tu es le plus fière ?

Évidemment, le fait d’avoir bâti la marque sur le web et d’avoir pu donner ma couleur et ma personnalité à V dès le début est un plus.

Pourtant, mon meilleur coup reste d’avoir réussi à fidéliser les utilisateurs de Twitter et de Facebook pour Un souper presque parfait. #uspp est un incontournable du 18 h 30 en semaine, et d’avoir amené autant de téléspectateurs à regarder l’émission en deux saisons, ça, je suis fière !

Si tu pouvais choisir la marque pour laquelle tu voudrais être gestionnaire, ce serait laquelle ?

Question très difficile. J’aime le milieu de la télévision. Cela dit, le milieu de la mode est en constant renouvellement aussi, donc une griffe ou une marque de vêtements pourrait être possible. Sinon, ma passion reste la musique et les spectacles, donc être la CM attitrée d’Arcade Fire, ça pourrait faire la job, mettons !

Comment vois-tu l’avenir de cette profession ?  L’évolution ?

Beau et là pour rester. C’est une nouvelle branche de communications qui a sa propre utilité, son propre chemin à faire. C’est du marketing, de la communication, des relations publiques, du service à la clientèle, de la stratégie, de la scénarisation web. Je pense que les postes vont se spécialiser, prendre des tangentes plus spécifiques et on verra d’autres postes se créer de ces spécialités.  Pis j’enseignerai peut-être, à quelque part dans quelques années, comment être drôle en faisant de la communication sur le web…

Quelles sont tes qualités de gestionnaire de communauté ?

Attentive aux besoins des Internautes, débrouillarde, créative, et non la moindre, mon bon sens de la répartie.

Qu’est-ce qui te caractérise ?

Je fonce. J’essaie. Et étant assez à l’écoute de ma communauté, ça flanche rarement ! Mais ma caractéristique d’être drôle dans mon approche me différencie probablement des autres gestionnaires de communautés.

Quel autre gestionnaire de communauté admires-tu ?

J’aime le sang froid de Jean-Luc Sanscartier de chez Musique Plus. Le gars fait du direct à tous les jours… moi ça m’impressionne. Parce que Twitter n’est pas le réseau le plus fiable, surtout en fin d’après-midi, et surtout quand il y a un mariage royal, par exemple. J’aime aussi l’acharnement au travail de Nellie Brière, elle est vraiment passionnée, elle s’investit énormément, je suis contente de la côtoyer dans le groupe de Yul Contenu.

Quel est le pourcentage de temps passé sur les médias sociaux pour ton compte personnel ?

De moins en moins ! Mon travail m’occupe tellement qu’il n’est pas rare que je décroche totalement la fin de semaine. J’aime ça, mais un break quand il fait beau. Ça fait toujours du bien. Je dirais une heure par jour maximum, Twitter et Facebook compris.

Si tu n’étais pas gestionnaire de communauté, tu ferais quoi ?

Fort probablement auteure humoristique pour des émissions ou des humoristes, ou je travaillerais sur un plateau de tournage.

Est-ce que tes amis et ta famille comprennent ton métier ?

Je crois qu’ils comprennent que je ne suis pas que «la fille qui browse sur Facebook», mais je ne crois pas qu’ils comprennent l’utilité. Et leur compréhension est très récente : j’ai déjà entendu beaucoup de commentaires . J’ai quelques amis hyper talentueux que je pousse à être plus présents sur les médias sociaux, sans grand succès.

Que recommandes-tu à quelqu’un qui désire être gestionnaire de communauté ?

De ne pas «essayer de devenir gestionnaire de communauté en étudiant pour devenir gestionnaire de communauté». La polyvalence est tellement prioritaire, et un cours en science-politique, en relations humaines ou en histoire de l’art (ou à l’École de l’humour) est très pertinent. Aller chercher de l’expérience ailleurs dans le communautaire ou dans le marketing peut être une excellente formation aussi. Être gestionnaire de communauté est un poste sérieux, avec beaucoup de responsabilités. Mieux nous sommes préparés à toutes les éventualités, mieux c’est !

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V s’affiche comme étant dans le top 10 des chaînes les plus actives sur Twitter, arrivant 5e au Canada et 2e au Québec.

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Pour suivre Nadine Mathurin

Facebook : Facebook.com/nadine.mathurin
Twitter : @nadinemathurin
Blogue : http://jaimecajaimetoi.tumblr.com/

 

 


Changement de cap pour Marianik!

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Lorsque vous googlez Marie-Annick Boisvert, l’article le plus lu à mon sujet en est un paru en 2003 dans le magazine Joboom et qui s’intitule J’aime ma job. Et en effet, j’ai vraiment aimé faire ce métier. Mais vous l’avez remarqué, j’en parle aujourd’hui au passé. Parce qu’après dix ans dans ce merveilleux monde, je tourne aujourd’hui la dernière page. Mon nouvel horizon : la stratégie médias sociaux.

Il y a dix ans, le métier d’organisateur d’événements n’existait pas vraiment. Aucune formation, à l’époque, ne se donnait dans ce domaine. C’est un métier qui a pris forme, a évolué et s’est développé au fur et à mesure. J’en ai été, on peut le dire, une pionnière, et je suis très fière de mon parcours.

C’est grâce à ma créativité, principalement, que je pense m’être démarquée dans le domaine. Ma façon de faire, de penser autrement. Comme je n’aime pas les conventions, j’ai osé, et ç’a marché! Je suis heureuse d’avoir pu créer un véritable trade-mark, la touche Marianik. Je suis aussi très touchée d’être aujourd’hui citée en exemple dans les classes de formation en événementiel.

Un des plus beaux compliments qu’un client m’ait fait, c’est de m’avoir dit à quel point il trouvait impressionnant de me voir me réinventer à chaque fois. Et il ne parlait pas de mes coupes ou couleurs de cheveux! Parce que comme vous le savez peut-être, ces dix dernières années, j’en ai vraiment fait voir de toutes les couleurs à mes cheveux. :) Mais bon. Ça fera peut-être l’objet d’un prochain billet, avec photos à l’appui! Pour l’instant, disons que je dois beaucoup à mes clients. Ils m’ont fait confiance, et ont embarqué dans mes foleries.

Être organisatrice d’événements, c’est un métier très gratifiant. On fait du bien aux gens. On contribue souvent à leur faire passer une magnifique soirée. Pour décrire mes événements, j’ai souvent employé la figure de style suivante : un voyage où, le temps d’une soirée, les gens sont transportés dans un univers magique. Mon vrai chèque de paye, il arrivait lorsque quelqu’un venait me dire à quel point il avait passé une des plus belles soirées de sa vie. Et ça, je l’ai toujours pensé.

Toutefois, comme on le sait, toute bonne chose a une fin. Étant une personne qui se tanne assez vite, c’est pratiquement un miracle que j’aie fait dix ans dans ce métier. Je dois même vous avouer que ces deux dernières années, le cœur n’y était plus. C’est donc avec un très grand sourire que je passe à ma nouvelle passion, la stratégie médias sociaux. L’industrie de l’événementiel, selon moi, est aujourd’hui en pleine mutation, et l’événement tel que je l’ai connu, c’est bel et bien terminé. Un nouveau chapitre s’ouvre donc pour moi, et je consacrerai toutes mes énergies à ouvrir d’autres portes avec une génération curieuse et avide de nouvelles technologies. Et si je ne produis plus d’événements, il faut bien garder à l’esprit que mes nouvelles activités touchent et toucheront bien souvent à l’événementiel, mais cette fois de manière connexe et complémentaire.

Ne me dites pas que mon départ est une grande perte! Je ne suis pas morte! Je ne fais que passer le flambeau aux plus jeunes, à des gens créatifs et prometteurs que j’espère avoir su inspirer et motiver. Sachez que je resterai très près d’une industrie que j’adore, je continuerai à donner des conférences, à écrire sur mon blogue, etc. Mais pour moi, plus de production d’événements! Finish!

Je garde des souvenirs mémorables de toutes mes soirées de la dernière décennie. Les collaborateurs créatifs avec qui j’ai eu la chance de travailler et qui m’ont suivie dans mes folies. Les talents que j’ai découverts et que j’ai fait découvrir. Les clients extraordinaires qui m’ont fait confiance. Vous tous qui, avec enthousiasme, ont participé à mes événements. Car si ma vie fut un vrai party de bureau, j’ai eu à produire à quelques rares occasions, des événements grands publics. Breast Yourself en est un exemple. Et c’est vraiment lors de ces occasions que j’étais la plus heureuse. C’est avec ce genre d’événements que tout ce que je faisais prenait son sens, car je pouvais, enfin, le vivre avec mes amis et amies. Voilà pourquoi conclure cette partie de mon existence avec Breast Yourself est pour moi la cerise sur le sundae!

Je tourne donc la page avec beaucoup de nostalgie et plein de beaux souvenirs qui me montent à la tête. Voici quelques unes des mes réalisations préférées au cours des 10 dernières années :

Party du Grand Prix de Guy Laliberté (1999)

Bon. Tous les partys de M. Laliberté sont légendaires, mais la raison pour laquelle je souligne celui-ci, c’est que c’est suite à cette collaboration que j’ai compris que j’étais faite pour le métier. Le Cirque du Soleil et Guy Laliberté restent à ce jour une de mes grandes sources d’inspiration.

Kiss It Goodbye”, party de noël de l’an 2000

Parce que c’est là que tout a commencé pour moi. C’était un événement qui avait lieu au Studio Mel’s. Une gang de gars très cool avait décidé de s’organiser un party pour l’an 2000. Il s’agissait de Richard Speer, Adrian Popovici, Kristian Manchester, David Charette, Frédéric Chatel, Mathieu Desforges et Francis Courtois. Je n’étais pas à mon compte encore, et les gars m’avaient mandatée pour les aider à organiser la soirée. Ça reste à ce jour un de mes partys les plus magiques. Suite à cet événement, je suis partie à mon compte. C’est également lors de cet événement que j’ai fais la rencontre de François Dussault, d’Avocado Traiteur. Il fut mon traiteur exclusif pour les 5 années qui suivirent et nous avons le bonheur de travailler encore ensemble aujourdhui. Belle rencontre.

Mon party de fête au Bain Mathieu (2000)

Je m’organise toujours des partys de fête légendaires, mais celui-là était over the top. Party brésilien dans une piscine, percussionnistes et danseurs brésiliens, pas de couvre-feu, etc. Quoi dire de plus. Ceux qui y étaient m’en parle encore.

Les 10 ans de Jet Film (2000)

Pour les Lions de Canne, Jet Film avait décidé de recréer la Croisette de Cannes. J’avais fait venir des Lions en cage! Oui oui, de vrais lions! Les gens entraient dans la place par une tête de lion avec comme langue un tapis rouge qui sortait de sa gueule. Party majestueux. Mais pas de photos! Le photographe était pris en charge par le client, et par malchance, pour une raison encore obscure, aucune photo n’a été bonne. Une erreur de débutante de ma part. Depuis, j’engage toujours un photographe à moi pour mes événements. Donc dans ce cas-ci, les seules photos sont dans les têtes de ceux qui y étaient.

Crémaillère des bureaux de Remstar durant le FFM (2000)

Parce que ça reste encore, à ce jour, un des événements les plus glamour que j’aie organisés. Si Herby y était….

Omnium Newad

Super concept. On jouait au tennis le jour et le soir méga party dans les loges du Stade Jarry. Très belle faune. Très bon party.

Ubisoft se retrouve dans ma liste des meilleurs partys puisque j’ai organisé plusieurs événements pour eux en dix ans. Il y a en premier le Party de Noël en 2002, qui avait pour thème les années 80. Tout un plaisir de recréer un décor avec vieilles consoles de jeus vidéos, buffet comme dans le temps, sous-sol à la mode bungalow années 80, etc. Tous les employés s’étaient déguisés. On m’en parle encore aujourd’hui chez Ubisoft.

Party de noël Ubisoft (2004)

Thème : Frozen. Tous les éléments étaient là. J’avais un dream team : Moment Factory aux projections, Belluscious à l’animation et Steve Henry aux décors.

J’ai également beaucoup aimé le Party du 20e d’Ubisoft à la TOHU en 2006 avec le band TLC.

Party de Noël des employés d’Air Transat au Métropolis (2006)

Le thème? Le disco! Je pense bien que tous les organisateurs d’événements rêvent d’organiser LE party disco. J’avais recréé le plancher lumineux de Saturday Night Live. On avait même reçu Patsy Galant et Martin Stevens qui sont venus chanter leur chanson populaire à cette époque.


Arcadia (2005)

Parce que j’étais co-productrice. Mon idée, mon bébé. Une arcade géante. C’était brillant!

Apéritif à la française (2004)

J’affectionne beaucoup cet événement, qui je crois avoir révolutionné la façon d’exploiter les commandites en événementiel. Vous en connaissez beaucoup vous des événements à Montréal qui se vendent comme des shows de Madonna. L’an dernier, les 1500 billets se sont vendus en 3 heures!!! Ca vous montre la popularité de l’événement.

Ouverture de la Boutique Reebok (2007)

Juste parce que selon moi, c’était absolument parfait. Crowd pleine d’artistes et de vedettes. Animation, traiteur, etc., tout était en lien avec la marque. Parfait!

Ouverture de la Boutique Oakley (2006)

Quoi de mieux que de se faire plaisir en bookant des bands comme Champion et ses G-Strings!

Lancement du magazine Vita (2008)

Je ne pourrais pas trop vous dire pourquoi, mais j’ai beaucoup aimé ce lancement. C’était la première fois que j’utilisais le Belvédère. Plein de beau monde!

Inauguration de la TOHU (2004)

Parce que j’avais réalisé une mise en scène très théâtrale avec des artistes absolument super.

Lancement de Vtélé (2009)

J’adore travailler le branding d’une marque et la je me suis vraiment amusée à décliner le décor, la nourriture, l’animation autour du logo et de la couleur jaune qui était la nouvelle couleur de la station.

Breast Yourself

Le dernier mais non le moindre.  Toutes les années furent spéciale, mais spécialement la dernière, vraiment réussie. Quelle belle façon de terminer ma carrière en production d’événement.


Où trouver un tapis rouge mais orange?

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À Montréal, louer des tapis rouges, c’est facile. On en retrouve à plusieurs endroits tels Sofa to go, Bravo Location, etc. Toutefois, lorsqu’on cherche d’autres couleurs, comme moi l’an dernier pour le lancement de V Télé, ça devient plus difficile.

Pour sortir des tapis battus, je vous recommande fortement Tapis Lancôt. Ils offrent une grande variété de couleurs, font la confection de logo, coupe sur mesure et offrent livraison et installation.

À noter : Tapis Lanctôt ne fait pas dans la location, mais plutôt dans la vente. Les prix, toutefois, restent compétitifs.

Pour info :
Francis Lanctôt
Tél. : 514 875-1954
francislanctot@videotron.ca


Important un thème en événement?

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C’est bien d’avoir un thème lors d’un événement. Ça donne un fil conducteur à notre soirée. Le thème peut être inspiré d’une couleur, du moment de l’année, d’une chanson, d’une époque, d’un film, etc. Voici quelques exemples de thèmes avec leur déclinaison :

  • Le thème Baseball décliné pour un mariage.
  • Le thème Harry Potter décliné pour une fête d’enfants
  • Le thème Jaune, inspiré du nouveau logo de la chaîne télé V, décliné lors de leur lancement.
  • Voici un dernier exemple d’une mère qui a organisé pour le deuxième anniversaire de son fils une super fête ayant pour thème Dr. Seuss. Voir ici l’execution de ce thème. Ça du mettre de la pression aux autres mères!!!!!